Drépanocytose : L’association « Drecy » sensibilise via le sport…

mercredi 20 juin 2018 Santé


A l’instar d’autres pays, le Gabon a célébré hier mardi 19 juin courant, la journée internationale de lutte contre la drépanocytose, en collaboration avec l’association (Ndlr : apolitique et à but non lucratif) dénommée « Drecy ». Laquelle association a mobilisé plusieurs parents et enfants atteints de cette maladie autour d’un tournoi de football qui s’est déroulé au ballon d’or à Libreville.

C’est autour d’un tournoi de football des enfants âgés de 6 à 15 ans, organisé sur les installations du Ballon d’or à Libreville par l’association apolitique et à but non lucratif œuvrant dans le domaine de l’humanitaire, « Drecy » dirigée par Futucia Rane Banave Andoulo que le Gabon célébré hier, la journée internationale de la lutte contre la Drépanocytose. « Le sport, c’est la santé. C’est pourquoi l’association Dressy qui se bat pour éduquer et sensibiliser les populations sur la drépanocytose a organisé un tournoi de football qui a engagé trois équipes qui se sont affrontées entre elles. C’est l’équipe de Malachie d’Okala qui l’a emporté aux tirs aux buts », a déclaré le coach des Panthères A’ Stéphane Bounguendza, coordinateur de l’événement.

Impliqué dans la lutte contre la drépanocytose avec l’association Drecy, créée en mars 2017, le coach Stéphane Bounguendza a demandé aux parents de ne pas vivre seuls la maladie de leurs enfants, mais d’adhérer à ce genre d’organisation pour partager les expériences. « La drépanocytose est une maladie héréditaire. Au Gabon, c’est la première maladie héréditaire. Aujourd’hui, c’est une maladie qui touche un gabonais sur quatre. Depuis 2009 l’OMS, l’ONU et le FMI ont décrété la drépanocytose priorité de santé publique. En France ou aux Etats Unis les soins sont gratuits à 100%. En Afrique, le Burkina Faso emboite le pas à ces grandes puissances. Au Gabon, l’Etat a fourni des efforts, mais nous sommes quand même en retard », a déclaré Junior Edou Edou, Vice-président de Drecy.

« L’association Drecy sensibilise les parents en les poussant à faire des dépistages pour connaître leur électrophorèse, s’ils sont AA, AS. Leur dire aussi que les enfants drépanocytaires ne sont pas voués à l’échec ou directement à la mort. Moi, j’ai une licence en informatique, j’ai un bébé d’un an, j’ai une fiancée et je suis aujourd’hui âgé de 32 ans. Je viens dénoncer aussi la discrimination que nous subissons. Beaucoup parmi nous sont parfois privés d’emploi, parce qu’ils sont drépanocytaires ceux malgré leurs diplômes », dixit Raquelle Ehoumbe, mère d’une fillette de 7 ans atteinte de la drépanocytose. Cette dernière de souligner que le plus difficile réside dans le fait de voir impuissamment son enfant souffrir de douleurs et de faire face à la cherté des médicaments.


Pacôme IDATHA

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