Dossier/Africa N°I : La vérité ?

mercredi 5 septembre 2018 Société & environnement


Des informations erronées soutenues de l’extérieur par des personnes ou des institutions parfois sensées connaître ce qui se trame à l’intérieur de la radio africaine depuis deux ans font état du manque de volonté des personnels à se mettre au travail, chose qui ne reflète pas la vérité, mais qui semble prendre le pas sur la véracité des faits et demande que l’on apporte des éclaircissements pour que ceux qui doivent en porter la responsabilité soient mis à l’index et châtiés au besoin sévèrement s’il reste réellement dans le plan des autorités de redonner vie à ce média qui continue de s’essouffler, s’il n’est déjà aphone à en croire certains dires justifiés quoiqu’irréalistes.

Tout se passe en effet comme s’il était de la responsabilité des agents de remettre à neuf un outil obsolète du fait de la situation prévalant depuis 2011, version officielle, en Libye qui a contraint l’actionnaire majoritaire à cesser ses investissements et conduit en observation des textes les liant, l’État gabonais à prendre sur lui la responsabilité de verser les salaires des agents et un fonds de fonctionnement à la radio le temps que perdurerait la crise et en l’absence d’un véritable plan de relance tel qu’annoncé par quelques proches du dossier.

Le penser serait en vérité faire preuve de cécité et de volonté de nuire quand on sait qu’il suffit à chacun, comme continuent pourtant de le faire de nombreux Africains venus d’ailleurs, de venir constater de visu la situation de délabrement avancé de la radio africaine que l’on peut à juste titre rejeter sur ceux à qui le Conseil d’administration a confié la charge de veiller à sa « survie » après la mort de Mouammar El-Kadhafi d’une part et ceux qui ont été porté à des fonctions de direction par le Gabon à travers ses ministères de la Communication et de la Justice d’autre part.

Un peu partout, par ignorance, par mépris ou encore volontairement, les agents d’Africa n°I sont regardés comme des pestiférés au motif qu’ils ne se mobilisent pas en vue de relancer les programmes, alors qu’ils n’ont visiblement rien à y voir. Ils en font les frais point n’est besoin d’aller dans les détails puisqu’il suffit de se rendre compte que d’aucuns perdent au fil du temps la main contre leur gré pour imaginer ce qu’ils ressentent. Le fonctionnement souvent versé dans un compte ouvert sur les livres de la société certes, mais qui est géré par un Syndic Judiciaire de plus en plus invisible et injoignable, dire qu’il est stipulé qu’il doit accompagner la Direction générale, ne va que très rarement aux dépenses conséquentes. Si l’on peut affirmer que Juste-Valère Moussadji a en son temps réussi à amener la radio couvrir une Coupe d’Afrique des Nations au plus fort de la tourmente, ce qui n’est pas négligeable, il n’en n’est pas de même pour Marc Bibang Ngondet dont le seul « haut fait d’armes » a été l’achat, selon lui, de matériel d’occasion à Dubaï, matériel qui a eu la vie d’une rose.

Depuis qu’il a été confié à ce dernier la gestion des finances, si finances il y a, de la société, pas grand-chose n’a été relevé dans l’affectation du budget alloué par l’État au fonctionnement ne serait-ce qu’à minima de la radio, ce qui laisse penser à une collusion avec une Direction générale moribonde et sans ambition. Ce ne sont pourtant pas les initiatives qui ont manqué aux personnels, journalistes, producteurs, animateurs et techniciens, qui plusieurs fois se sont réunis pour émettre aux responsables qu’ils sont des idées allant dans le sens de la reprise effective des activités pourvu que la main soit mise à la poche en vue de résoudre une équation simple à vue d’œil consistant à doter Africa n°I d’un minimum d’outils permettant la reprise du travail, sans que ces derniers n’aient tenu compte des doléances, même s’il faut reconnaître, ce qui ne représente absolument rien, qu’ils ont parfois, peut-être pour masquer leur mauvaise foi, demander qu’il soit dressé un état de besoins aux fins de les guider dans l’achat du matériel afférent au fonctionnement de la radio.

La question que l’on se pose actuellement est celle de savoir s’ils doivent restés impunis ces gens de la Direction générale et Monsieur le Syndic Judiciaire qui de surcroît est affecté à Africa N°I par le Ministère de la Justice à travers le Tribunal de Première instance de Libreville. Car, au lieu de continuer à rendre les personnels responsables d’une situation qu’ils décrient, il serait juste, à moins que l’on soit abonné à la politique de l’autruche, de pointer un doigt accusateur sur les véritables fossoyeurs de la société.

Doit-on croire que la plus haute autorité du pays en la personne du Président de la République prêche dans le désert lorsqu’il parle de mettre fin à l’impunité ? Ceci est un message, un de plus, d’un modeste observateur qui attend toujours l’effectivité des mesures gouvernementales tendant à doter le Gabon d’une bonne gouvernance et à conduire sereinement le pays sur la voie de l’émergence. Pourvu que cela soit ainsi compris cette fois, sauf si l’on veut nous laisser insinuer que la mort de ce média qui a des décennies durant fait la fierté du pays et de l’Afrique tout entière dans le monde est actée. Que demander de plus aux Gabonais, si ce n’est de dénoncer ce qu’ils jugent inacceptable en ce siècle de mondialisation qui soumet toutes les sociétés du globe à la critique acerbe de monsieur tout le monde ?


Dounguenzolou

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