Dialogue politique : Le statut politique des jeunes mieux pris en compte

mardi 30 mai 2017 Société & environnement


Autrefois marginalisés dans la sphère politique au même titre que la femme, les jeunes viennent d’acquérir le droit de créer leur parti politique dès 18 ans, cette recommandation doit cependant être normalisée par un texte juridique.

La jeunesse longtemps oubliée, marginalisée, embrigadée, exclue volontairement de la sphère décisionnelle parce que qualifiée par certains aînés d’immature, de paresseuse, d’irresponsable et privée de manque de vision (…), victime d’une manipulation politicienne des hommes qui ont en 90, décidé de penser, de s’imposer et décider de l’avenir de la jeunesse sans elle, cette jeunesse par la voix de certains leaders politiques dès l’ouverture du Dialogue politique, avait annoncé vouloir faire partie du jeu politique de gré ou de force. La volonté de ces jeunes leaders alors était d’avoir une certaine représentativité car l’avenir du Gabon ne peut se faire sans eux d’autant plus qu’ils constituent la relève et représentent une partie importante de la population.

Si la représentativité de la jeunesse dans la sphère décisionnelle du Dialogue politique dont le rapport final a été livré il y a quelques jours n’a pas été aussi évidente que l’avait voulu ces jeunes leaders, la jeunesse vient cependant de gagner une bataille : celle désormais de faire partie du jeu politique avec la possibilité de création d’un parti politique dès l’âge de 18 ans. Une solution à « l’inégalité générationnelle » visible au Gabon qui s’étend d’ailleurs à la majorité politique, civile et pénale qui débute à 18 ans et qui offre la possibilité pour reprendre les propos du rapport final du Dialogue politique, « aux citoyens de dix-huit (18) ans de participer à toutes les élections politiques ».

Au même titre que certains novices politiques dont l’âge était autrefois un avantage préférentiel, les jeunes pourraient désormais composer le jeu politique national. Une décision salutaire qui vient cependant appuyer une loi adoptée il y a quelques années et qui reconnait à 1/3 des femmes et des jeunes, la possibilité de faire partie des organes décisionnels malgré la faible représentation de ces deux catégories sociales. Dans un environnement où la politique en particulier et la vie publique en général intéresse de plus en plus bon nombre de jeunes et, où les espoirs de prospérité se meurent un peu plus chaque jour, cette mesure pourrait-elle changer grand-chose ? L’avenir dépendra de l’application qui en sera faite et de la volonté politique des dirigeants du Gabon de laisser une chance politique à la jeunesse.


Michaël Moukouangui Moukala

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