Développement Durable : Les bienfaits d’Olam à Bitam ?

mardi 27 mars 2018 Société & environnement


L’implantation de l’unité de production dédiée à l’hévéa de la filiale du géant singapourien Olam à Bitam a permis d’améliorer le cadre de vie des autochtones et soutenu de manière significative la reprise d’une économie, autrefois, au ralenti.

Point de chute du Gabon dans la partie Nord du pays, la ville de Bitam connait depuis 2012, date de l’implantation de la succursale gabonaise du géant singapourien Olam, un significatif développement qui tend à affecter le quotidien des autochtones. Immobilier, banques, commerces, voies de communication viables, infrastructures scolaires, de santé, de loisir et électrification profitent à la ville et les villages environnant. « Nous reconnaissons les efforts de cette entreprise à aider les populations », a reconnu le président du conseil départemental de Bitam, Alfred Memine Me Zue.

Au-delà des aspects énumérés ci-dessus, les efforts consentis touchent également les jeunes et règle tant bien que mal le phénomène de la délinquance juvénile. En effet, reconnaît le préfet de Bitam, Foungues Boniface, « avant l’arrivée d’Olam, la délinquance était élevée. Nos enfants, nos jeunes n’avaient que pour activité fumer du chanvre et braquer. Aujourd’hui, on arrive à dormir dans la commune parce que l’entreprise a récupéré ces jeunes-là et ils n’ont plus le temps de tomber dans les travers du banditisme ».

Mais le chômage surtout des jeunes n’est pas la seule question réglée par la présence d’Olam à Bitam. L’exode rural, un autre fléau qui touche la quasi-totalité des coins reculés du Gabon enregistre aussi une embellie à mettre à l’actif de la présence de l’entreprise dans la localité. Même perception pour les autochtones, tous unanimes quant à la plus-value apportée par l’entreprise. « L’implantation d’Olam a d’une manière ou d’une autre, impacté le quotidien immédiat des autochtones », estime également un opérateur gérant d’un hôtel de la ville sis au célèbre quartier Démocratie.

Mais comme dans toute entreprise tout n’est pas totalement parfait. Les écoles, infirmeries, infrastructures hydrauliques et autres panneaux solaires installés pour l’électrification des villages souffrent d’un manque de personnel qualifié, de ravitaillement en médicaments et pour les pompes hydrauliques, certains ne fonctionnent plus. Ce que déplore le Président du Conseil départemental de Bitam pour qui, les actions de l’entreprise doivent être encadrées « (…) C’est-à-dire, conformes au plan de développement départemental. Ce qui pourrait, ajoute-il, faire en sorte que même après la construction d’un édifice, celui-ci pourrait être cédé au Conseil départemental pour son suivi ».


Michaël Moukouangui Moukala

Vos commentaires

  • Le 31 mars à 11:28, par mjoss.mn@gmail.com En réponse à : Développement Durable : Les bienfaits d’Olam à Bitam ?

    Je ne sais pas dans quel monde vivent les Gabonais...??? Vous vous réjouissez des biens faits d’Olam à dans vos provinces. C’est triste de savoir qu’au vingt unième siècle les gents sont encore payés en monnaie de singe... Travaile sans couverture sociale,ni contrat de travail,ni cotisation d’assurance retraite...Ou est l’arnaque..? C’est malheureux pour nos enfants, triste pour le bas peuple qui a du mal à se faire entendre.

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