Dettes : Et si le Gabon empruntait un peu trop ?

jeudi 21 juillet 2016 Economie


Le Gabon a procédé hier à un énième emprunt obligataire d’une valeur de 5 milliards de francs CFA, sur le marché financier sous régional. Une manne pour l’instant dont l’usage n’est pas encore défini.

Les emprunts, le Gabon en fait pratiquement tout le temps. La stratégie d’endettement du pays pour la période 2016-2018 prévoit le quota d’emprunt à 1645 milliards de francs CFA. Un chiffre trop élevé pour certains analystes mais devant l’étendue des priorités de développement, il y a de quoi se lancer, affirment les autorités en place.

Les autorités ont besoin de 17 000 milliards de francs CFA pour financer le Schéma Directeur National des infrastructures. Pour cela, les seules ressources financières propres de l’Etat ne suffisent pas. Il faut solliciter les marchés financiers nationaux et internationaux pour mener à terme ce projet. Au niveau de la Cemac, sur la période citée, l’Etat fait une projection de 100 milliards de francs CFA à titre d’emprunt. La nouvelle opération lancée hier, mercredi 20 juillet cadre, au regard du chronogramme de la stratégie d’endettement du pays, avec les objectifs définis pour la période 2016-2018.

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Tenter de mobiliser 5 milliards de francs CFA, voilà le nouvel objectif du gouvernement. L’opération est une émission d’obligation du Trésor assimilable (OTA) dont l’échéance est fixée au 26 mars 2018. Au total, entre 3000 et 5000 obligations d’une valeur de 10.000 francs CFA, avec pour taux nominal de 4,5% ont été fixé.

La Banque Gabonaise et Française pour l’Investissement (BGFI), la Banque international pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), l’Union Gabonaise des banques (UGB) et six établissements financiers représentés au Cameroun dont, Ecobank, Union bank of Cameroun limited (UBC), United Bank for Africa (UBA), Standard Chartered Bank, Afriland first Bank et la Société commerciale de banque (SCB) ainsi que des établissements financiers centrafricains, congolais et équato-guinéens ont été choisis pour conduire l’opération.

A tort ou à raison, l’opinion publique considère ce type d’emprunt du fait de leur accentuation comme fatal pour le pays.


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