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Logements des Forces de Défense et de Sécurité :

Des enclos de misère ?

Yannick IGOHO mardi 23 février 2016 Société & environnement

Du camp de police situé au quartier neuf étages de Libreville, à ceux de l’intérieur du pays, les logements des corps habillés, communément appelés camp, présentent tous ou presque une image pitoyable ! Manque d’eau, de portes et de persiennes pour certains bâtiments, fosses septiques bouchées et matières fécales remontant à la surface avec son corollaire d’odeurs nauséabondes et dérangeantes. Bref, la liste est loin d’être exhaustive.

On les présente souvent comme des agents permanents de l’Etat aux côtés des magistrats. Pourtant leurs conditions de vie quotidiennes sont loin d’être reluisantes. Tant leurs camps reflètent l’extrême précarité. C’est dire que l’on a affaire à des « damnés », condamnés à l’éternelle misère ! Des habitations vieilles, pour la plupart de plusieurs décennies, dont les commodités manquent gravement, tel est le sort réservé à de nombreuses familles des corps habillés.
Lesquelles familles sont très loin d’être sorties de l’auberge. Et pour preuve, les hautes herbes prennent le dessus sur les espaces verts dans leur environnement immédiat. A cela s’ajoute l’incivisme des habitants. Une insalubrité dans les camps, comparable à tous points de vue à la « baie des cochons » ! Une saleté indescriptible propice à la propagation du paludisme et autres maladies infectieuses. Un épineux problème de santé publique pour les résidents de ces camps !
Quid de la rénovation des camps ?
On se souvient qu’il y a quelques années, le Gouvernement a initié un projet de réhabilitation des camps, pour la majeure partie en total état de déliquescence. Un projet pourtant démarré mais depuis lors rangé aux calendes grecques, alors que les conditions de logements des militaires, policiers et dans une moindre mesure gendarme, n’ont pas fondamentalement changées. Un euphémisme utilisé pour traduire leurs aggravations sans commune mesure.
Responsabilité partagée ?
S’il est vrai qu’on peut reprocher à l’Etat son manque de prévision et prospective, reconnaissons tout de même que ceux sensés incarner l’ordre et la rigueur font tout sauf cela. L’incivisme notoires constitue leur marque de fabrique. D’où leur lieu d’habitation semblable à des véritables porcheries Au-delà de l’aspect visible de l’iceberg, c’est l’ensemble du système décisionnel et toute la chaine de commandement qu’il faut pointer du doigt. Un système empreint manifestement d’une absence de contrôles et d’autorité. Sinon comment comprendre que les auteurs des différents tas d’immondices et autres détritus ne soient pas inquiétés ?

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CNN

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