Dépenses : Priorité au développement des infrastructures !

vendredi 7 avril 2017 Economie


Le Gouvernement gabonais consacrera durant la période 2017-2020, un le Plan de relance économique mettant l’accent sur les projets présentés comme « prioritaires ».

L’un des principaux freins à la croissance qu’on soit au Gabon ou ailleurs, reste la faiblesse de développement des infrastructures. La Banque mondiale estime que les pays qui accuse un retard dans ce domaine, africains en particulier, doivent consacrer au moins 9% de leur PIB aux dépenses liées à la construction, l’entretien et à l’amélioration des infrastructures. Au Gabon, plusieurs facteurs influencent le sous-développement dans ce domaine, entre autre, le manque de rigueur dans la gestion, la multiplication de projets de construction sans programmation et sans études préalables, les irrégularités observées dans le mode d’attribution des marchés, le non-respect du Schéma directeur national des infrastructures, etc.

Voulant tirer les leçons du passé et optant pour des résultats efficients, le Gouvernement a décidé au cours d’un conseil présidentiel dédié au domaine des infrastructures, de consacrer la période 2017-2020, en conformité avec le Plan de relance économique, au financement des projets d’infrastructures jugés « prioritaires ». Ainsi, suivant ces nouvelles ambitions de développement sectoriel, le Président de la république, Ali Bongo Ondimba appelle à une coordination de tous les acteurs du domaine, à plus de discipline dans la planification des projets et dans les dépenses budgétaires.

Les détournements, un frein au développement des infrastructures

En dépit de cette volonté à vouloir relancer le secteur, le gouvernement doit songer, par-delà les annonces d’opérations de démantèlement de la corruption à mettre en place des véritables mécanismes de lutte contre la corruption, les détournements et les malversations financières, premières causes du sous-développement des infrastructures au Gabon. En effet, l’enquête récemment menée par la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) montre que si de nombreux chantiers liés aux fêtes tournantes et marchés publics au Gabon n’ont pas vu le jour ou ont été menés partiellement, c’est en parti à cause des détournements opérés durant des années par des administrateurs de crédit véreux dont en première ligne, des Ministres de la République.

Environ 2760 milliards de francs CFA entre 2006 et 2012 ont été dérobés, mentionne l’enquête, sans que personne ne soit inquiété. Si au cours de ce conseil présidentiel des infrastructures, le Président de la République a invité les membres du Gouvernement à rompre avec les pratiques du passé et se mettre réellement au travail, la sanction peut-être une solution au laxisme de certains administrés.


Michaël Moukouangui Moukala

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