Déficience mentale : Quand les patients sont abandonnés à eux-mêmes ?

mardi 8 mars 2016 Santé


Véritable problème de santé publique, au même titre que d’autres pathologies, les maladies psychiatriques touchent de plus en plus de nombreuses personnes au Gabon.

Il est presque impossible de sillonner les artères de Libreville voire de l’intérieur du pays, sans tomber sur un « malade mental ». Pire, l’entourage familial et le corps médical, dans bien des cas démissionnent. Du coup, les déficients mentaux n’ont d’autre choix que d’errer dans les rues, au vu et au su de L’Etat, aphone. Et dire que la Constitution gabonaise prévoit que l’Etat porte assistance à cette catégorie de personnes !

Signalons tout de même que personne ne veut volontairement souffrir de telles pathologies. L’hôpital psychiatrique de Melen, le seul centre de traitement du pays enregistre régulièrement des mouvements d’humeur. Une des raisons expliquant l’abandon des malades. Une vraie honte ! Une situation incompréhensible qui ne semble émouvoir personne.

La lutte contre les discriminations, la stigmatisation et l’exclusion des malades mentaux doit être une affaire de tous a déclaré Raphaël Sadibi Bouka, Premier vice-président du Conseil Economique et Social, lors de la dernière session ordinaire de son institution.

Existe-t-il une stratégie nationale de prise en charge de cette catégorie de gabonais ?

A en croire, Ali Bongo Ondimba, lors de son discours de lancement officiel du
programme « Egalité des chances », celle-ci se ramène à l’inclusion. Elle nous enseigne à ne pas exclure un compatriote qui pourrait contribuer au développement de notre pays, a-t-il clamé haut et fort. Un programme qui doit prendre en compte les personnes atteintes de déficience mentale. Un défi difficile, mais pas impossible !
Pour y parvenir, quelques pistes ont été esquissées par les membres du Conseil Economique et Social via un chapelet de recommandations. Ces derniers proposent l’aboutissement de la loi sur la prise en charge et protection des malades mentaux, le renforcement des dispositifs législatifs et règlements de la lutte contre les stupéfiants, la réhabilitation du Centre National de Santé mentale de Libreville, la construction des centres psychiatriques dans les provinces et la relance de la filière de formation en santé mentale à l’Institut National de Formation d’Action Sanitaire et Sociale (INFASS), pour ne citer que ces mesures. Le gouvernement OnaOndo, est-il prêt à s’engager sur cette voie ?


Tony Muru

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