Découverte archéologique/Grotte de l’Irougou : « Eureka ! »

mardi 18 décembre 2018 Culture & people


Le Gabon, s’il est encore besoin de le rappeler, est un pays extrêmement riche, et ce, dans tous les domaines. L’exemple vient encore d’être apporté récemment dans la province de la Ngounié dans laquelle une double mission, (Ndlr : archéologique et spéléologique), s’est déroulée entre le 18 et 28 septembre dernier, entre Mouila et Ndendé. Laquelle mission a révélé l’existence d’ossements humains et objets divers, situés, avant datation au Carbone 14, entre l’an 1600 et 1850. C’est ce qui ressort du compte rendu effectué par le Géo-Archéologue, Richard Oslisly, au ministre de la Culture, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, ce mardi 18 décembre courant dans les locaux du Musée national du Gabon.

Une découverte historique ! Lors d’une récente expédition menée par le Géo-archéologue de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux, ANPN, Richard Oslisly, accompagné du spéléologue Olivier Testa et deux étudiants gabonais dont l’un en phase de soutenance d’un Master II en archéologie, une « petite merveille » a été découverte. Il s’agit de la grotte sépulcrale de l’Irougou, dans le sud du Gabon précisément dans la province de la Ngounié. Une grotte de prime abord située entre l’an 1600 et 1850.

Spécificités ?

D’une profondeur de 25 mètres, la grotte renferme pas moins de 29 cranes humains et plus de 180 objets divers forgés en fer et cuivre, tels des pointes de sagaies, haches, herminettes, bracelets, couteaux, épées, Kendo, (cloche en fer forgé utilisé dans les rites initiatiques masculins dans le sud du Gabon) et autres cauris, perles… Par soucis de sécurisation et de conservation du site, l’équipe de chercheurs a uniquement photographié les ossements et autre objets.

Réactions

Fier de cette découverte Richard Oslisly est d’avis que : « Cette remarquable découverte à plus d’un titre, est primordiale pour comprendre les us et coutumes des populations anciennes, d’apprécier les échanges commerciaux régionaux par une étude des différents objets associés et de savoir, par des études génétiques sur les dents des crânes, quels pourraient être les descendants actuels ».

Le ministre de la Culture, Alain-Claude Bilié-By-Nzé quant à lui s’est réjouit de ladite découverte. « (…) Il va maintenant falloir continuer le processus et là on va s’associer, bien entendu, aux partenaires qui ont déjà commencé l’aventure parce qu’ils peuvent aller plus loin dans toute la démarche qui est préconisée. Dater les objets qui ont été retrouvés. (…) C’est très intéressant, la suite va être prise par le ministère et bien sûr pour certains aspects par le ministère de la Recherche scientifique, à partir d’aujourd’hui on va devoir mettre en place tous les mécanismes », a affirmé Alain-Claude Bilié-By-Nzé.

En 2019, l’équipe de chercheurs va procéder à la numérisation du site avant de procéder au prélèvement et la datation des ossements au carbone 14. A la suite de cela, il s’agira pour eux d’analyser et de restaurer les objets avant leur transfert pour conservation au Musée national.


YFI

Vos commentaires

  • Le 28 janvier à 06:53, par Ogoula Siméon En réponse à : Découverte archéologique/Grotte de l’Irougou : « Eureka ! »

    je félicite les efforts fournis par les archéologues qui ont permis l’aboutissement de cette grande découverte il faudrait que cette belle découverte reste un patrimoine gabonais et que les objets découverts soient gardés dans notre pays afin de revaloriser l’intelligence de nos ancêtres ; il ne faudrait pas qu’ils aillent orné des contrées qui n’ont rien à avoir avec nos réalités ancestrales.
    encore bravo à la science.

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