Découpage électoral : Marcel Djabioh dénonce

mardi 30 janvier 2018 Politique


Marcel Djabioh, activiste et proche de Jean Ping, vient de publier une analyse sur son compte facebook dans laquelle il dénonce un découpage inégalitaire voire « absurde », (Ndlr : un qualificatif qu’il a d’ailleurs utilisé).

« On appelle découpage électoral, le mécanisme devant le vote, par la division du territoire en plusieurs parties plus ou moins égales, dites circonscriptions électorales. Cette opération ne consiste pas à augmenter de manière fantaisiste et arbitraire, le nombre de sièges à l’Assemblée nationale, au Sénat ou dans les collectivités locales », précise Marcel Djabioh. Le découpage tel que publié par le gouvernement suscite l’ire de l’opposant à l’actuel régime. « Cette base étant complètement fausse, elle n’a conduit qu’à l’arbitraire que chacun a pu découvrir dans le communiqué final du dernier Conseil des Ministres », rajoute-t-il.

Ce dernier fait observer que pour une population estimée à 250 799 habitants, la province du Haut-Ogooué, à elle seule, comporte désormais 23 circonscriptions électorales, alors que les communes les plus peuplées n’ont pas autant de sièges, « soit 3,6 fois plus peuplées que le Haut-Ogooué, ne se retrouvent qu’avec 12 circonscriptions (Libreville), 2 circonscriptions (Owendo) et 4 circonscriptions (Port-Gentil), 18 circonscriptions législatives, soit un écart de huit (8) siège en faveur d’une province trois fois et demie moins peuplée que ces trois (3) commune réunies », indique Marcel Djabioh. Pour lui, ce découpage n’est pas égalitaire. D’où son calcul arithmétique pour révéler les inégalités :

- Commune de Libreville : 703 940 ha, 12 sièges, soit un député pour 58 662 habitants ;

- Commune de Port-Gentil : 136 462 ha, 4 sièges, soit 34 116 habitants pour un député ;

- Commune d’Owendo : 79 300 ha, 2 sièges, soit 39 650 habitants pour un député ;

- Commune d’Oyem : 60 685 ha, 2 sièges, soit 30 343 habitants pour un député ;

- Commune de Ntoum : 51 954 ha, 3 sièges, soit 17 318 habitants pour un député ;

- Département de la djouari-agnili (Bongoville) : 4210 ha, 1 siège, soit 4210 habitants pour un député ;

- Département de la Bayi-Brikolo (Aboumi) : 1998 ha, 1 siège, soit 1998 habitants pour un député ;

- Département de Djoué : 2178 ha, 1 siège, soit 2178 habitants pour 1 député ;

- Département de la Lébombi-Léyou : 64 569 ha, 3 sièges, soit 21 523 habitants pour 1 député ;

- Département de la Lolo-Bouenguidi : 30 643 ha, 3 sièges, soit 10 210 habitants pour 1 député ;

- Département de la Lolo-Bouenguidi : 1149 ha, 02 sièges, soit 575 habitants pour 1 député.

« Comme on peut le voir, alors que les députés de certaines communes et de certains départements devront représenter des dizaines de milliers d’habitants en moyenne, d’autres n’auraient à représenter que quelques milliers et même centaines d’habitants », soutient Marcel Djabioh.


Tony Muru

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