Crise post-électorale : Le gouvernement gabonais dément toute idée d’ingérence de la France

vendredi 9 septembre 2016 Politique


Face à la presse jeudi 8 septembre 2016 à Libreville, le ministre de la Communication Alain Claude Billie By Nze, le ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya et celui des Affaires étrangères, Emmanuel Issozet Ngondet ont indiqué que les autorités gabonaises n’ont jamais accusé la France ou la Côte d’Ivoire d’ingérence dans le processus électoral de la présidentielle du 27 août dernier et ont annoncé le report sine die de la visite de la délégation de l’Union Africaine prévue initialement pour ce vendredi.

Communicant sur l’actualité liée aux suites de la présidentielle du 27 août dernier remportée par Ali Bongo Ondimba et contestée par l’opposant Jean Ping, Alain Claude Billie By Nze, ministre de la Communication, Pacôme Moubelet Boubeya , ministre de l’Intérieur et Emmanuel Issozet Ngondet, ministre des Affaires étrangères ont, lors d’une conférence de presse organisée jeudi 8 septembre à Libreville, précisé que le Gabon n’accuse pas la France et la Côte d’Ivoire ‘’d’ingérence dans le processus post-électoral’’ et ont annoncé par la même occasion le renvoi pour une date ultérieure l’arrivée d’une délégation de l’Union Africaine conduite par le président tchadien Idriss Déby.

« Nous n’avons pas établi d’ingérence des puissances étrangères dans le processus électoral, dans les cas qui ont été commentés par la presse il y a eu des actes imputables à des personnes et à des personnalités qui se sont rendus coupables d’ingérence. En effet, dans le cas de l’affaire Diané, le président de la Côte d’Ivoire a promptement réagi en révoquant immédiatement son chargé de mission de ses fonctions. Dans le cas de la France il n’y a pas également d’ingérence de l’Etat français, il y a quelques individus qui veulent perpétrer la FranceAfrique au Gabon en intervenant ici et là de façon intempestive et dangereuse en faisant des commentaires sur l’évolution du processus électoral. Nous l’avons condamné et nous le condamnons.  », a déclaré Emmanuel Issozet Ngondet.

« Ces personnes ne sont pas les seules à condamner, il faut aussi que l’opinion publique gabonaise blâme les compatriotes qui font recours à l’expertise de ces personnes étrangères. Une élection présidentielle est avant tout l’affaire du peuple du pays qui l’organise. Dans le cas d’espèce l’élection du 27 août dernier est l’affaire des gabonais  » a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’arrivée de la délégation de l’Union Africaine pour traiter des sujets en rapport avec la crise post-électorale Emmanuel Issozet Ngondet a déclaré que la mission conduite par le président Idriss Deby accompagnés d’autres chefs d’Etats africains a été reportée sine die pour des raisons d’agenda.

S’exprimant à son tour sur le cas des ressortissants français arrêtés, le ministre de l’Intérieur a indiqué qu’ils s’agissaient de 6 franco-gabonais interpellés à la suite des violences post-électorales. ‘’Ayant la nationalité gabonaise d’une part, ces personnes sont donc soumises aux lois gabonaises qui s’appliquent à chaque citoyen impliqué dans des cas de non-respect de celles-ci’’ a-t-il précisé.


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