Crise post-électorale : La douche froide de la Coalition pour la Nouvelle République !

mercredi 29 novembre 2017 Politique


La mission de la Coalition pour la Nouvelle République, (CNR), conduite par Jean Ping, est rentrée « bredouille », le 25 novembre dernier de la Côte d’Ivoire. En atteste le refus de la Commission de l’Union Africaine de réceptionner le mémorandum, sur la crise post-électorale gabonaise, rédigé par la CNR. Est-ce à dire que le discours de Jean Ping qui continue de revendiquer, selon lui, sa victoire volée par Ali Bongo Ondimba à la présidentielle d’août 2016, séduit de moins en moins ? La communauté internationale est-elle lassée de sa rengaine ?

Un échec ou presque ! C’est ainsi qu’il convient de qualifier le séjour ivoirien, (du 22 au 25 novembre dernier), de Jean Ping, Zacharie Myboto à la tête de l’Union Nationale et de Divungui Di Ndinge, président de l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE). Et pour cause, les objectifs escomptés de cette mission n’ont pas, pour ainsi dire, été atteints. Au départ de Libreville, les trois personnalités de l’opposition dite radicale taquinaient le doux rêve de remettre un mémorandum, relatif à l’actuelle crise post-électorale gabonaise, aux Chefs d’Etats, conviés au Sommet Afrique-Union Européenne, les 29 et 30 novembre courant.

La fin de non recevoir de l’Union Africaine

Si les représentants de l’Union Européenne présents au pays des Eléphants ont accusé réception dudit mémorandum, tel n’a pas été le cas de ceux de la Commission de l’Union Africaine. Un fait, d’ailleurs confirmé par la CNR qui a indiqué dans son communiqué : « Après avoir consulté la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), ses représentants n’ont pas souhaité recevoir le Mémorandum que la délégation devait leur remettre, à l’adresse des Chefs d’Etat ».

Un refus prévisible ! Pour rappel, en juillet dernier, déjà, la Commission de l’Union Africaine avait refusé d’inscrire la crise post-électorale gabonaise à l’ordre du jour dudit sommet. Pour sa part, l’Union Européenne à la suite de sa résolution du 14 septembre 2017, souhaitait plutôt que la question figure sur la table des discussions des Chefs d’Etats.

Présidentielle gabonaise 2016 : un sujet qui divise la communauté internationale ?

C’est le cas de le dire, au regard des positions opposées et tranchées de l’Union Européenne et la Commission de l’Union Africaine. Des divergences faisant le bonheur de Jean Ping, conscient qu’avec le temps la présidentielle 2016 est en passe d’être rangée aux calendes grecques. Normal : Ali Bongo Ondimba dispose désormais de tous les leviers légaux pour se maintenir au pouvoir.

Du côté du pouvoir, la donne est claire : la présidentielle est finie, il faut tourner la page. Le Dialogue politique tenu entre mars et avril dernier a définitivement clos le débat relatif à l’actuelle crise postélectorale. Et pour que les choses soient bien fixées dans la conscience collective, s’en est suivi l’actuel projet de révision constitutionnelle qui divise tout autant la classe politique.

Au vu de la détermination du camp d’en face et de sa survie politique, Jean Ping n’a pas d’autre choix que d’entretenir l’espoir de ses partisans et autres sympathisants. Et pour ce faire, il demeure constant dans sa logique : revendiquer « sa victoire volée », et ce, par tous les moyens possibles. La pression sur le régime en place et la communauté internationale étant l’un d’entre eux. Jean Ping VS Ali Bongo Ondimba : la sempiternelle opposition entre la légitimité et la légalité !


Yannick Franz IGOHO

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