Crise politique : Taisez les querelles, au travail !

mercredi 18 janvier 2017 Politique


Et si le Gabon s’entêtait à ne pas entendre la voix de la raison qui lui recommande de s’arrêter un instant pour réfléchir sur les problèmes, les vrais, qui minent son existence et donc celle de ses habitants au quotidien ! Cela ferait, vous vous en doutez, avancer les choses dans le sens souhaité, celui qui garantit au finish le développement. Que l’on soit d’un bord comme de l’autre, ce que les populations attendent de vous, c’est non pas la gesticulation, mais plutôt la volonté de satisfaire leur demande, Dieu seul sait si elle n’est pas grande à ce jour, pour qu’elles n’en soient pas à s’interroger sur leur avenir. D’où, elles sont en droit de vous exiger de vous mettre résolument au travail pour que le Gabon retrouve vite son lustre.

S’il est un chose qui frappe plus que jamais aux yeux aujourd’hui, c’est la crise qui trouve son explication non seulement dans la mévente du pétrole, mais aussi dans le climat socio-politique marqué par l’insécurité et la mauvaise gouvernance manifeste dans les décisions récemment prises d’aller en guerre contre les auteurs de détournements de deniers publics, parmi lesquels d’anciens membres du Gouvernement.

C’est que le pays connait de réels problèmes qui ne l’honorent pas face aux autres nations du monde, pourtant, elles aussi, empêtrées dans des crises multiformes. Devant cette triste et morne réalité, les Gabonais se montrent visiblement fatigués d’assister des Hommes politiques qui ne veulent rien leur proposer, mais continuent de les distraire, c’est du moins ce que la majorité pense, en développant des thèses qui n’ont rien à avoir avec la résolution de leurs maux. Que faut-il pour que les choses aillent dans le sens qu’ils souhaitent eux ? Telle est la question qu’ils sont amenés à se poser tous les jours que Dieu fait pour qu’ils cessent de rêvasser et se remettent à poser leurs pieds sur terre. Et rêvent enfin d’un monde meilleur fait de justice, d’équité, je me refuse de dire égalité, car cette notion est polysémique, de travail, bref !

De toutes les valeurs qui fondent les nations qui se veulent en développement. Si toute la classe politique s’accorde à dire qu’il est désormais révolu le temps où l’on se retrouvait pour discuter de comment remplir son assiette et son ventre, les Gabonais seraient tous derrière eux. Histoire d’évoquer les conclusions ou les finalités des dialogues nationaux initiés et par l’opposition et par le pouvoir que l’on ne veut pas voir ressembler aux Accords de Paris ou d’Arambo ou encore à la Conférence nationale avant eux. En clair, de quoi veulent-ils parler ces hommes politiques : de la distribution de postes comme évoqués par certains pourfendeurs de l’idée de dialogue national ou de la recherche de l’équilibre derrière lequel l’on court au profit bien entendu du pays, du citoyen par ricochet.

Les temps actuels nous imposent de nous arrimer à la nouvelle donne qui veut que ceux à qui il incombe la gestion d’un pays soit d’abord mus par une ferme volonté de satisfaire leurs compatriotes avant que de se satisfaire eux- mêmes. Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faille qu’ils s’ignorent, mais simplement leur faire prendre conscience de leurs charges régaliennes qui valent mieux que tout autre. Si tant est qu’ils sont réellement là par la volonté du peuple qu’ils ont juré de servir du mieux qu’ils peuvent quand ils sont aux affaires ou qu’ils sont convenus de prendre comme une priorité au cas où ils accédaient au pouvoir. Que tous ceux-là dont la garantie est d’avoir déjà amassé des fortunes comprennent qu’il n’est plus temps de mener le peuple en bateau, l’homme d’Etat américain n’avait- il pas affirmé : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps, on peut tromper tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps » ?


Dounguenzolou

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