Crise et emprunt : Un mauvais mariage !

lundi 21 mars 2016 Economie


Si pour les économies africaines comme celle du Gabon, la seule façon d’échapper à l’actuelle crise mondiale consiste à contracter des emprunts, il n’en demeure pas moins vrai que cette action comporte des dangers incontestables à moyen et long termes.

Le Fonds monétaire international (FMI), l’avait prédit mais très peu de pays en Afrique dont le Gabon ont tenu compte des prévisions de l’organisme. Conséquences : en 2015, la dette cumulée des pays émergents a augmenté de 1600 milliards de dollars pour passer à 62.000 milliards de dollars. Sur cette somme, 730 milliards de dollars d’obligations émis par des Etats et des entreprises des pays émergents arriveraient à échéance cette année. En 2017, ces obligations suivront une progression de 890 milliards de dollars.

« Le refinancement croissant des dettes arrivant à maturité par de nouveaux emprunts, les niveaux élevés d’endettement et l’éventuelle nécessité de les réduire pourraient peser sur la croissance des économies émergentes à l’avenir  », confirme l’Institut de la finance internationale (IIF), un organisme spécialisé dans le conseil en finance. Si les emprunts obligataires bien prisés par les pays émergent et les prêts connaissent un recul de 35% depuis le début 2016, rien n’indique que la situation demeurera la même sur les prochains mois.

Le Gabon, gros emprunteur en 2015

Les remarques du FMI et récemment de l’IIF, n’épargnent pas le Gabon. En sa qualité de grand emprunteur en 2015, le pays figure sur la liste des pays à avoir fait exploser la dette cumulée des pays africains. Pour la seule année 2015, l’encours de la dette en devise locale du Gabon est estimé à 2967,02 milliards de francs CFA soit 37, 35% du PIB. Les perspectives pour 2016, selon les informations relayées par le site d’information Le Nouveau Gabon, font état d’un encours dette de 3012,92 milliards de francs CFA soit 32% du PIB.
Cet argent aura servi au financement des grands chantiers publics. Ce déploiement financier devrait se poursuivre en 2016. Toutefois, ces prévisions vont à l’encontre de celles du FMI qui table sur une progression de la dette de l’Etat à 42 % sur le moyen terme.

Crise-emprunt, un mariage à éviter

Si pour les économies africaines comme celle du Gabon, la seule façon d’échapper à la crise consiste à emprunter, cette action comporte des dangers non négligeables sur les finances publiques. En effet, le palliatif emprunt présente des dangers que les Etats ne doivent pas perdre de vue. Non seulement, il précipite l’augmentation de la dette déjà existante mais peut également inciter à puiser dans les réserves et mettre le pays à découvert de tous les dangers économiques.


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