Crimes rituels, vous avez dit crimes rituels ?

mardi 29 septembre 2015 Société & environnement


Et pourtant elles sont encore loin ces élections tant attendus puisque l’on dit les gabonais férus de crimes rituels à l’approche des échéances pour garantir leur succès. Mais nous voilà face à un cas d’espèce qui nous interpelle encore, la mort tragique par assassinat d’une jeune fille le weekend écoulé à Libreville. Fait curieux, la tête se retrouve loin du reste du corps à des kilomètres de distance inexplicablement.

Dans quel intérêt- peut- on s’interroger tuer quelqu’un et séparer son buste de la tête que l’on va retrouver bien loin de là où a été commis le crime ?

Pour crapuleux qu’il puisse être, l’abus que l’on y a apporté laisse croire que notre société est vraiment en danger et qu’il faut aux sociologues aidés et être compris des politiques pour tenter un tant soi peu de trouver une solution à un mal dont les racines s’implantent dangereusement dans la société gabonaise.

Quand il nous revient que les deux seins de la jeune fille assassinée ont été arrachés du corps, cela effraie en même temps qu’il indispose surtout lorsque l’on s’imagine que cette question de morts suspectes à pendant de longs moments défrayer la chronique dans le pays où l’on constate que c’est souvent à l’approche d’élections cruciales que ces actes se produisent.

Ici, il est difficile de pointer du doigt les hommes politiques puisque l’on croit leur cœur en train de battre pour d’autres causes hautement plus nobles, l’alternance au sommet de l’Etat pour ce qui est du Front de l’opposition pour l’alternance, FOPA, et la matérialisation de « l’avenir en confiance », le projet de société du président Ali Bongo Ondimba sur la base duquel il a été élu en 2009 en ce qui concerne les tenants du pouvoir et leurs alliés.

Qui lorsque l’on se situe dans cette logique voir derrière ce fait crapuleux, ignominieux et honteux ? Des compatriotes, des sujets étrangers souvent accusés d’avoir introduits en toute impunité des pratiques relevant de leurs us et coutumes au Gabon ?

La réponse parce que risquée à l’heure qu’il est, l’enquête sans doute déjà ouverte ne nous ayant encore conduit sur aucune piste et risquant pour des raisons inconnues de nous cacher pour des temps encore longs les véritables commanditaires, sauf s’ils sont eux- aussi en disgrâce, suivez mon regard !

 Les esprits cogitent sans cesse et sont estomaqués ! 

Le drame, c’est la psychose que cela fait planer sur la cité dans les esprits des populations habituées à errer quand elles sont parfois habitées par le spleen. Et la question « après la jeune fille, à qui le tour ? » de traverser les mémoires déjà tristement pleines de citoyens dont certains ne savent plus à quel saint se vouer.

Que font nos forces de l’ordre dont de nombreux éléments passent le plus clair de leur temps à flâner dans les rues en quête de « gombos » qu’ils obtiennent en procédant à un racket assidu et sans scrupule ? L’on espère au quartier que les recrutements qui s’opèrent aujourd’hui viendront renforcer l’esprit professionnel et développer chez chacun d’entre eux l’envie de sauver les compatriotes en se servant des armes mises à leur disposition à d’autres fins que celles consistant à les descendre lors de traques parfois injustifiées.

 Cela recommande aussi que leurs responsables sont de plus en plus regardants, moins complaisants en même temps qu’il leur est demandé de moins en moins de collusion avec la troupe pour ne pas donner l’impression qu’ils cautionnent les actes posées par celle- ci.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est difficile de trouver explication à de tels agissements qui ne sont pas de nature à grandir notre pays et à lui apporter des références positives supplémentaires au niveau des notations des organismes internationaux en ce qui concerne par exemple le respect des droits de l’homme qui entre dans les objectifs du millénaire pour le développement.

 Pour isolé qu’il puisse paraître, ce nouvel acte ne cache-t-il pas bien d’autres choses en termes de mobiles et de commanditaires ? Pourvu que ce ne soit pas des récidivistes, car trop c’est trop semble-t-on dire ci et là dans la ville, cela laissant planer le risque de règlements de compte qu’il ne faut pas du tout envisager malgré tout.

                                                     


JGN.

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