Coupure d’Internet : Quand l’ARCEP et le Gouvernement bafouent les droits des citoyens !

lundi 12 septembre 2016 Politique


Si les gabonais utilisent désormais Internet une partie de la journée, tel n’est toujours pas le cas de la messagerie et des réseaux sociaux comme Facebook, Whatsapp et Viber qui sont encore bloqués, et ce, depuis la proclamation des résultats du scrutin présidentiel du 27 août dernier. Un blocage effectué au mépris des droits des abonnés voire des citoyens puisque l’Agence de régulation de communications électroniques et postales, l’ARCEP, tout comme les autorités gouvernementales ne fournissent aucune explication quant aux désagréments engendrés. Une véritable omerta sur cette privation des libertés !

Un pays replié sur lui-même ! C’est l’image que renvoie le Gabon depuis l’annonce des résultats de la présidentielle en cours. Lesquels résultats ont été suivis de sérieuses perturbations d’Internet. Déjà deux semaines que les abonnés des quatre opérateurs téléphoniques : Airtel, Libertis, Moov et Azur ne parviennent plus à envoyer un message ou à se connecter sur les réseaux sociaux. Le tout au vu et au su de l’Agence de régulation de communications et des autorités gouvernementales, sans qu’aucune explication plausible ne soit donnée aux abonnés. Partout c’est le silence radio. Une situation qui va à l’encontre même de l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Lequel article stipule que « Tout individu a le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Echanger des idées avec les habitants d’autres pays, depuis bientôt deux semaines, les Gabonais présents sur le territoire national ne savourent plus ce bonheur de la civilisation moderne, et ce alors même que le gouvernement lui-même avait promis de ne pas couper Internet ou encore interdire l’accès aux réseaux sociaux lors du processus électoral. Une parole qui n’a pas résisté au besoin trop grand des coupures d’Internet et autres services de messagerie devenu la marque de fabrique sous-régionale de la présidentielle en Afrique centrale. Après le Congo de Sassou N’guesso en mars et le Tchad d’Idriss Deby Itno, un mois plus tard, le tour revient au Gabon qui s’est jeté de plain-pied dans cette logique « sous-régionale » de rupture de la communication et de frein à la liberté d’expression en période électorale.


Charles Nestor NKANY

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