COP 21 : Les pays du SUD à Paris pour quoi faire ?

vendredi 4 décembre 2015 Société & environnement


La grand’messe qui réunit depuis quelques jours à Paris 147 décideurs venus du monde entier dans la cadre de la COP 21 poursuit ses travaux. Au-delà des traditionnelles incantations sans suite sur le changement climatique, les participants tentent de trouver un accord sur la réduction de l’émission des gaz à effet de serre qui pose un réel problème à la planète.

Les effets funestes du mode de production capitaliste sont là, palpables : augmentation du niveau de la mer, fonte des glaces, disparition des espèces animales, réchauffement de la planète, dérèglement des saisons, déforestation sauvage…. Autant de points d’alerte maximale qui nous indiquent que l’humanité est au bord de la catastrophe si rien n’est fait. La rencontre, à vrai dire, vise un objectif qui relève plus de l’utopie que du pragmatisme qui, hélas, est loin de figurer dans les stratégies de ceux qui aujourd’hui passent pour les chantres de la lutte anti-pollution. L’objectif est celui de faire en sorte que l’humanité convienne d’une « autre approche saine de production de bien et de services ».

Imagine-t-on les pays du Nord, gros pollueurs, ranger leurs industries fondées sur une technologie qui a pourtant montré ses effets pervers ? Peut-on seulement imaginer ces pays hautement industrialisés pencher pour des énergies renouvelables préconisées pour les pays du SUD ?

Au fait qu’en est-il de la COP de Copenhague en 2009, l’Accord de Kyoto sur la réduction de gaz à effet de serre ? Le torchage est une des causes de l’émission de gaz à effet de serre. C’est connu. Les majors-compagnies et leurs succursales qui opèrent dans le secteur pétrolier n’y prêtent pas le moindre intérêt tant que le pétrole peut circuler tranquillement dans les pipelines connectés aux grands bâtiments accostés au large.

Les différentes rencontres sur le changement climatique qui jusqu’ici n’ont été qu’un flop déconcertant à en juger par la non atteinte des objectifs fixés, montrent bien que ce type de rencontre concernent moins les pays du Nord dont la présence sert à prescrire des modes d’emploi voire des thérapies à l’usage des pays du SUD sur les changements climatiques. En bons paternalistes, ils peuvent même se proposer d’investir dans les énergies renouvelables dans les pays du Sud à condition de ne pas polluer et de renoncer à une industrialisation calquée sur le modèle capitaliste. Avec un cynisme à peine voilé, ils iront jusqu’à proposer d’aider les pays du Sud à préserver intact leur massif forestier dont l’Amazonie et le bassin du Congo, deux grands poumons d’oxygène.

 Les Pays du Sud, certes qu’il fallait qu’ils fassent entendre leur voix, mais leur présence, au-delà des vaines recommandations portant sur le dédommagement de certains pays comme ceux de l’Afrique qui ne polluent qu’à peine à hauteur de 4%, était de trop à la COP 21 de Paris.


Ernesto Tchombal

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