Coopération Gabon-Egypte : Bénéfices mutuels en vue

jeudi 17 août 2017 Economie


Le nouvel accord de partenariat économique conclu entre le Gabon et l’Egypte à l’occasion de la visite officielle de 48 h du président égyptien Abdel Fatah Al-Sissi en terre gabonaise, touche plusieurs secteurs d’activités et vise essentiellement à insuffler une dynamique aux relations d’échanges entre les deux pays avec en ligne de mire, des « bénéfices mutuels ».

Le bois, la pêche, l’agro-alimentaire, le ciment, les mines etc… le nouvel accord de partenariat conclu ce 16 août 2016 entre le Gabon et l’Egypte engage plusieurs secteurs de l’économie gabonaise et ouvre une nouvelle brèche de dynamique économique alors que le pays traverse une situation difficile. Destiné à accroître les échanges commerciaux entre le deux pays, l’accord intègre les informations économiques, les opportunités, la promotion et la protection mutuelle des investissements et la mise en place d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de l’accord pour ne citer que ceux-là.

« Le modèle de coopération sud-sud ou intra-africain est un modèle porteur, dans lequel nous devons investir  », a souligné le Président Ali Bongo Ondimba au cours de son allocution. Pour le Gabon, qui s’est lancé dans une politique de diversification et d’industrialisation de son économie en vue de dynamiser ses exportations, les avantages à tirer sont considérables. En effet, en tant que grand importateur de bois scié, avec une demande annuelle évaluée à 1,09 milliards de dollars, l’Egypte apparaît comme une destination non négligeable pour le bois gabonais dont la mesure de 2010 interdit toute exportation sans première transformation. Dans ce cadre, le Gabon, qui se place au 4ème rang des fournisseurs africains de produits issus de la transformation du bois en Egypte, pourrait potentiellement se hisser au 2ème rang à travers cet accord.

Même écho pour le secteur de la pêche qui pourrait ajouter au compteur des destinations de ses crustacés, l’Egypte d’autant plus que le pays importe chaque année 100 millions de dollars principalement en Afrique, en Tunisie. Concernant l’agro-alimentaire, la SUCAF (société gabonaise) qui produit 27 000 tonnes de sucre par an pourrait bénéficier, à travers l’accord, d’un investissement égyptien. L’Egypte figure parmi les plus grands producteurs africains pour accroître ses capacités de production et répondre à la demande locale qui s’élève à 35 000 tonnes par an. Les 8000 tonnes supplémentaires qui permettent de combler ce déficit d’offre proviennent de l’étranger.

Le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays concerne également le ciment et les ressources minières. Dans le cadre de ce nouvel accord, le développement des échanges commerciaux entre le Gabon et l’Egypte se basera sur des co-investissements, des investissements directs et des partenariats publics privés.


Michael Moukouangui Moukala

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