Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

samedi 17 février 2018 Economie


L’Etat gabonais, dans un communiqué signé hier vendredi 16 février courant par le ministère de l’eau et de l’énergie, vient d’annoncer la fin de la concession avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG-Veolia) qui évolue dans le secteur de la distribution d’eau et d’électricité dont le rendement est décrié par les usagers.

Le sit-in observé par les usagers des services de la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) aura-t-il eu raison de cette entreprise en situation de monopole ? Oui, semble-t-il. Quelques jours voire heures après cette grogne de la clientèle, l’Etat a prononcé la rupture de la convention passée avec l’entreprise. En cause de cet arrêt soudain, la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivis d’effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations.

« Au-delà de ces motifs, il convient également de noter l’échec des négociations entre les deux parties prévues par l’avenant n°8 portant sur la prorogation pour une durée de cinq de la Convention de concession », ajoute le communiqué du Ministère de l’Eau et de l’Energie daté du 16 février.Suite à cette mise en arrêt, une réquisition exceptionnelle de l’entreprise a été opérée par l’Etat dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public de l’eau potable et de l’énergie.

« Durant cette période transitoire, un organe ad hoc aura pour mission de gérer l’entreprise, de mener les audits et autres études nécessaires au développement du secteur dans un nouveau mode de gestion et finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l’art avec le groupe Veolia », annonce le même communiqué. Cette annonce garantie également la stabilité des emplois et des contrats de prestation en cours.

De son côté, « la SEEG regrette la décision soudaine prise (…) par le Ministère de l’Eau et de l’Energie du Gabon de rompre la convention de concession et l’usage brutal des forces de l’ordre gabonaise qui ont réquisitionné l’entreprise ». Elle appelle à cet effet, au respect du droit conformément aux clauses de son contrat avec le Gabon non sans mentionné son déploiement durant 20 ans en tant que partenaire de l’Etat. Partenariat qui s’est notamment soldé par la garantie d’une augmentation de 200% du nombre de clients desservie en eau et en électricité, un taux de desserte de 89% en électricité et 92 % en eau qui fait du Gabon un des leaders en Afrique. Est-ce réellement la fin pour Veolia au Gabon ?


Michaël Moukouangui Moukala

Vos commentaires

  • Le 17 février à 18:24, par Eniga En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    Pourquoi tant d’amateurisme.
    Une réquisition d’une société sur quelle base légale ?
    Véolia est propriétaire à hauteur de 51% de la SEEG.
    Si l’Etat veut récupérer la SEEG,il faut une loi de nationalisation et ensuite qu’elle indemnise veolia.
    Sur quelle base légale elle réquisitionne une société avec ses comptes bancaires.
    Qui va payer les nouveaux directeurs généraux et les anciens sans l’autorisation du conseil d’administration de la SEEG.
    Tout cela ne peut qu’être préjudiciable au Gabon et à la volonté que nous avons d’attirer les investisseurs économiques étrangers.
    Sans état de droit ......

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  • Le 18 février à 13:33, par jean charles masse En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    Cher compatriote Eniga,

    La réqusition est un acte souverain dont use tout Etat pour protéger l’intérêt général.

    A noter que la fourniture d’eau (potable) et d’électricité relève du service public.

    Ladite activité, naguère assurée par nos compatriotes employés d’une SEEG "nationalisée", a été concédée il ya 20 ans déjà à l’opérateur Véolia proclamé leader mondial dans le service de fourniture d’eau malgré la qualité douteuse de celle qu’il sert à ses usagers au Gabon (dépot brunâtre systématique au fond du récipient qui en contient), lorsqu’il ne s’agit pas d’une coupure d’électricité "brutale", "soudaine", "violente", comme on l’entend depuis deux jours dans la bouche du management de Véolia, imposée aux populations à l’instant où 2017 passait le à 2018 !.

    La convention conclue avec Véolia est caduque depuis juin 2017. Les parties ont engagé des pourparlers préalables à la prorogation éventuelle de cette convention à l’effet, pour l’Etat gabonais, de tracer un nouveau cadre d’exécution de ce service afin qu’il soit en capacité de satisfaire les générations futures sur 20/40 ans !

    Le désintérêt de Véolia à prendre en compte ces préoccupations légitimes de l’Etat, a conduit la puissance publique à prendre ses responsabilités, d’ou la résiliation de l’avenant, puis la réquisition de la SEEG dont, rappelons-le, l’essentiel des ouvrages et infrastructures exploitées par elle appartient à l’Etat !

    Sur un autre volet, les préoccupations soulevées sur les salaires des membres de l’organe directionnel commis pour gérer transitoirement la SEEG réquisitionnée et préparer ce nouveau cadre souhaité par l’Etat, sont superfétatoires et un faux débat d’autant plus que les salaires et avantages cumulés de 3 agents européens Véolia couvrent ceux de l’ensemble des compatriotes nommés, avec l’avantage que les salaires de ces derniers seront déposés dans les banques locales pour couvrir les besoins de consommation locale !

    Patriotiquement bien à toi

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  • Le 18 février à 16:17, par Eniga En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    Cher compatriote jean charles masse

    A qui appartient aujourd’hui la SEEG ?
    Selon toutes les sources, 51 % de son capital appartient au groupe Veolia.
    La concession établit par l’Etat gabonais pour 20 ans s’etait fait avec la SEEG ( société de droit privé filiale de Véolia).

    De quels droits s’accaparent-il du bien d’autrui ?
    Quels que soit les reproches vis à vis de la SEEG, il existe un conseil d’administration organe habilité à gérer la SEEG ou l’Etat a des représentants.
    Que l’Etat monte dans le capital de la SEEG pour en reprendre le control, en un mot qu’elle le re-nationalise en indemnisant Véolia , mais en a t’elle les moyens (au minimum plusieurs centaines de milliards de F CFA).

    Mais une réquisition d’une entreprise par l’Etat est simplement une expropriation et un abus de droit ne se basant sur aucune légitimité pour prendre le control pour cette entreprise.
    Les comptes ne sont pas arrêtés.
    L’Etat a vendu la SEEG a Véolia qu’elle le rachète.

    Je craint que cela décourage tout les futurs investissements au Gabon si il n’y a plus aucune garantie sur le droit.

    Et enfin, pour finir notre Etat a toujours fait preuve d’une grande incompétence dans la gestion d’entreprise qui avait aboutit à sa privatisation auparavant.
    Qui est-ce qui empêcherait que cela se reproduise ?

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  • Le 25 février à 13:34, par Jean Claude BOLAN En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    blblblblblblblblbbl !

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  • Le 27 février à 23:11, par Jean Claude BOLAN En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    Bonjour,
    La mission de Veolia à travers la SEEG était de satisfaire le mieux possible aux exigences du service public de l’eau et de l’électricité sur le territoire gabonais en faisant en sorte que tout en recherchant du profit, elle améliore la productivité de l’activité et vice versa. Il semble plutôt que durant les 20 années de sa gestion elle se soit bornée à se doter de ressources lui ayant permis de maintenir cahin cahan le fonctionnement de celle-ci (que les clients qualifient de médiocre durant les 10 dernières années) sans lui donner les ressources réelles nécessaires à son développement sur la durée. C’est là où, sans pour autant exonérer l’Etat de ses obligations, Veolia a fauté vis-à-vis de ses clients pour le bénéfice de ses actionnaires.
    Entre 2010 et 2014, près de 15 ans après la privatisation de la SEEG et alors que Veolia prétendait avoir investi plus que prévu par la convention de concession (+300 MDs) et refusait de sortir le moindre sou pour soutenir la demande qui avait explosé, l’Etat via le Ministère de l’Eau et de l’Energie a consenti beaucoup d’argent pour cette tâche (mise en place d’un programme de construction des différents barrages et centrales électriques, et d’un programme de construction des différentes stations d’eau à travers le pays). Malheureusement cette tâche sera réalisée avec plus ou moins de bonheur car sans le soutien technique de la SEEG en tant qu’assistant technique (Veolia ayant aussi refusé et ce à juste titre de ne plus fournir cette assistance au Ministère de tutelle) ; ainsi beaucoup de ces équipements seront réalisés en inadéquation avec les standards normés utilisés par l’opérateur.
    Un audit sera commis pour évaluer la consistance des investissements que Veolia dit avoir réalisé en 15 ans (que ce soit au titre des biens de retour ou de reprise) et de ceux réalisés par l’Etat sur la période de 20 ans. Mais en tout état de cause, nous persistons et signons pour dire que la préoccupation des Gabonais reste intacte : Les clients refusent d’être abusé par des chicanes d’initiés.
    Le service de l’eau et de l’électricité doit répondre à des exigences de qualité universelles ; l’expérience que nous venons de vivre avec Veolia société dite "majeure mondiale" du secteur nous amène à la question suivante "qui mieux que nous-mêmes pourrait satisfaire à ces exigences ?

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  • Le 27 février à 23:15, par Jean Claude BOLAN En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    A l’époque, le problème qui avait conduit à la privatisation de la SEEG n’était pas d’ordre technique, la SFI (, organe de la banque mondiale) l’ayant reconnu dans son rapport. Les gabonais se souviendrons que le pays avait été soumis au diktat du FMI pour des raisons économiques que nous connaissions tous.
    La SEEG est une société « juteuse », à l’échelle d’un pays « à faible démographie » comme le Gabon, (environ 1,01 millions d’habitants en 1993, et 1,7 millions d’habitants aujourd’hui soit un peu plus de 15% de l’agglomération de Paris) ; son chiffre d’affaires a plus que doublé en quinze ans passant de 61,6 MDs FCFA en 1996 à 153, 8 MDs en 2010. Elle emploie actuellement 1800 agents nationaux et une vingtaine d’expatriés (Je vous épargne de faire la comparaison entre la masse salariale des expatriés et celle des nationaux) ; sa clientèle a triplée entre 1996 (145 000 abonnés) et maintenant.
    Au moment de la signature du contrat, les outils de contrôle, d’évaluation et de régulation de ce service public n’existaient pas, l’Etat ne pouvait compter que sur la moralité de Veolia pour respecter les termes de la convention de 1997, et plus est, Veolia le savait. Ce n’est que longtemps après que ces organes d’Etat ont vu le jour mais le mal était déjà fait et les deux parties n’arrivaient pratiquement plus à s’accorder à compter de 2012.
    Dans l’esprit du public gabonais ce n’est pas le modèle de gestion (public-privé) qui est en cause mais plutôt les pratiques des protagonistes qui ont fait que leurs intérêts ne convergeant plus et Veolia n’étant en réalité plus en capacité de remplir la mission qui lui a été confiée, génèreront in fine des situations conflictuelles (le contraire aurait surpris) dont le pays en a fait les frais.
    Je profite de cette tribune pour saluer et louer le civisme de la clientèle gabonaise de Veolia qui malgré tous les avatars du service public a continué à honorer « patriotiquement » sa facture ; à titre d’illustration, elle continue de régler des frais de « contribution spéciale pour l’eau et l’électricité » sur sa facture alors que les villes manquent d’eau, qu’elles sont mal éclairées ou n’ont pas d’éclairage public du tout.

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  • Le 27 février à 23:29, par Jean Claude BOLAN En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    Voilà, Veolia est partie, la vie se poursuit quand même au Gabon, sans eux. Cela ne veut pas dire pour autant que la page Veolia est tournée. A écouter ce qui est dit dans la presse, elle menace de se retirer de tous les pays où elle est présente en Afrique, leurs partisans nous souhaitent toutes les misères du monde, DIEU nous en garde, mais nous ne sommes qu’un petit peuple, ayez pitié, l’argent ne doit pas nous faire perdre la mesure dans nos propos. Il faut le gagner honnêtement ; ce n’est pas parce que l’on fait du chiffre en Afrique que les règles doivent changer. Soyons juste : si le contrat prévoit que l’Etat devra restituer les 51 % du capital de la SEEG qu’il avait cédé à Veolia le 13 juin 1997 et correspondant à 765 000 actions de 10 000 FCFA, soit 7 650 000 000 FCFA, alors cela se fera mais bien évidemment après avoir réalisé tous les inventaires et évaluations des actifs résiduels de la société.
    Néanmoins au terme de ce contrat dont la fin a été actée, et sachant que toutes les installations de production se trouvant en territoire gabonais appartiennent à l’Etat et restent à l’Etat, des interrogations subsistent.
    Jusqu’à ce jour les aspects techniques de tous domaines, que ce soit en eau ou en électricité sont maîtrisés par les personnels nationaux. Tous les postes de management sont d’une manière générale pourvus par soit par des expatriés ou par des nationaux.
    1) Sauf un seul : les finances. Que ce soit « avant et après » la privatisation de la SEEG, ce poste "a toujours été" détenu par des expatriés venus de "France". La Direction des Affaires Financières et de la Comptabilité de la SEEG a toujours été occupée par un cadre français recruté hors de la SEEG et hors du Gabon ; comment interpréter cela ? Est-ce normal ? A-t-il manqué depuis 1950 date de création de la SEEG de gabonais ou autre expatrié capable d’occuper ce poste ? Sinon que reproche-t-on aux comptables ou financiers nationaux ou africains, puisqu’il en existe et de qualité ? Ne sommes-nous pas dignes de gérer nous-mêmes nos vies et celles de nos enfants et cela de manière intègre ?
    2) Fort de l’expérience désastreuse que nous venons de vivre, allons-nous encore ouvrir à hauteur de 51% le capital de la SEEG, et le confier à un unique « partenaire stratégique » venant de l’extérieur du Gabon ?
    3) N’y aurait pas lieu de fragmenter les métiers actuels de la SEEG et les confier à plusieurs opérateurs répartis sur plusieurs exploitations à travers le pays ? (Production et Transport Electricité, Production et Transport Eau, Stockage des Barrages et des Réservoirs d’Eau, Distribution et Commercialisation Electricité, Distribution et Commercialisation Eau)

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  • Le 27 février à 23:41, par Jean Claude BOLAN En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    4) Dans le cadre de la réforme institutionnelle en cours, le type de contrat qui s’y prêterait le mieux est l’Affermage dans lequel apparaissent les trois parties suivantes : l’Etat comme Autorité Concédante, les différents opérateurs dont la SEEG devenant les Fermiers et la Société de Patrimoine le Concessionnaire qui assumera la gestion du patrimoine dont l’Etat est et reste propriétaire.
    Différents scénarios de répartition du capital sont possibles ; dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, que pouvons-nous suggérer ? Celle qui, de notre point de vue apparaît comme le plus attractif pour un partenaire stratégique venant de l’extérieur ; la structure du capital des nouveaux opérateurs fermiers pourra donc être la suivante :
    Actionnaires Situation nouveaux fermiers (%)
    Etat 0 (avec 1 action)
    Partenaire stratégique 49
    Personnel SEEG 6
    Public (personnes physiques) 25
    Public (personnes morales) 20
    Total 100

    5) Il revient aux autorités gouvernementales actuelles qui ont acté le divorce avec Veolia de montrer à l’opinion internationale, au public gabonais et au personnel du secteur que c’était une étape nécessaire faite dans la logique de remettre de l’ordre dans ce secteur, et non à des fins politiciennes. Il faut donc informer franchement sur les réels enjeux et sur les mécanismes qui seront mis en place dans le cadre de la réforme institutionnelle en cours.
    5) C’est le temps (si ce n’est pas déjà fait) d’intégrer les problèmes d’assainissement collectif auxquels nos villes sont déjà confrontées dans le programme en cours.
    NB : Les Biens de Retour sont les biens (mobiliers ou immobiliers) qui sont nécessaires au Service public de l’eau potable et de l’électricité et les Biens de reprise sont ceux qui sont utiles au bon fonctionnement du même service.

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  • Le 27 avril à 17:04, par Jean Claude BOLAN En réponse à : Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

    Une nouvelle équipe a été installée aux commandes de la convalescente SEEG, depuis sa reprise en mains par l’Etat Gabonais. Equipe bien dosée. Un DGD formatée par la "boîte" et ayant prouvé des compétences dans le management à des fonctions certes moins exigeantes que celle qu’il occupe actuellement, des conseillers qu’on dirait "des vieux de la vieille", des DGA dynamiques et typiques produits "maison", une première : un DFC "gabonais" issu du milieu de la finance mais étranger aux rouages de la maison et disons -le venant de "la politique". Il sera jugée comme le maçon c’est à dire au pied du "mur".
    Le virus a été éjectée mais les symptômes persistent. Dans la "boîte" certains agents sont restés des indéfectibles de l’ancien "patron". Sans "faire de la chasse aux sorcières" cette équipe devra faire attention !
    Comment expliquer que plus de deux mois après, presque tous les supports sont encore estampillés de la "griffe" de l’ancien. Y a t’il une équipe chargée des NTIC (information, informatique, communication) au sein de cette société ? Que font-ils ? Faut-il sortir de la NASA pour remettre les choses à niveau ? Nous nous arrêtons là aujourd’hui. Nous reviendrons sur d’autres aspects plus tard !

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