Contentieux à la Cour Constitutionnelle : Ni Ali Bongo, ni Jean Ping ne peuvent dicter la « vérité »

samedi 17 septembre 2016 Politique


Objet de tous les regards et de toutes les critiques, la présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie-Madeleine Mbourantsuo, dans l’hebdomadaire Jeune Afrique recadre le débat sur le rôle de l’institution qu’elle dirige quant à l’issue du contentieux électoral présidentiel.

Ni Ali Bongo, ni Jean Ping ne peuvent dicter à la Cour Constitutionnelle, la démarche à suivre dans le cadre du contentieux électoral actuel, peut-on analyser en fond de l’interview accordée par la présidente de cette institution, Marie-Madeleine Mbourantsuo à l’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique. Selon la présidente, le travail de la Cour Constitutionnelle est lié aux « faits » révélés par les procès-verbaux issus de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap).

C’est donc selon elle, à travers ces « faits » et des pièces fournies par d’une part Jean Ping et d’autre part, Ali Bongo Ondimba que l’institution statuera. « Les injonctions d’un candidat, quel qu’il soit, ne rentrent pas dans le cadre d’une procédure judiciaire normale. La Cour ne statue pas en fonction des injonctions de l’une ou l’autre partie. Elle le fait au vu des dossiers qui lui sont soumis », fait remarquer Marie-Madeleine Mbourantsuo.

L’examen de recours suivra selon la présidente de la Cour, la procédure légale. Quand à un quelconque penchant pour l’un ou l’autre candidat, Marie-Madeleine dit ne pas pouvoir se « déterminer » en l’état actuel sur l’issue. Il faut attendre l’issue de l’examen des dossiers pour être fixé. « Comme vous le constatez, il est prématuré d’envisager telle ou telle voie. Je peux tout simplement vous assurer qu’en dehors de l’aspect contentieux, la Cour va procéder au contrôle de la régularité de tous les 2580 procès-verbaux de cette élection  » Cependant, confie-t-elle, « Je dois dire qu’il est rare que la voie de l’inversion soit utilisée. »

Sur sa relation avec la famille Bongo Ondimba et sa présupposée incapacité à être impartiale, la présidente de la Cour Constitutionnelle affirme que la relation avec l’ancien président de la République, feu Omar Bongo Ondimba est de « l’histoire ancienne. » « Ces candidats qui en parlent ont eux-mêmes entretenu le même genre de relations avec cette même famille Bongo Ondimba. Donc, je n’ai rien à leur dire. Je leur demande tout simplement de considérer que ces relations ne les ont pas empêchés, eux, de se présenter contre le fils d’Omar Bongo Ondimba ou de critiquer son action.  » ajoute-t-elle.

Selon la présidente, ce sont neuf juges qui composent l’institution et certains des membres de cette institution ont des liens de sang avec les candidats à l’élection présidentielle. Cependant, « ces vielles relations ne remettent en cause ni l’impartialité, ni la rigueur et encore moins la collégialité des décisions rendues par la Cour.  » affirme-t-elle.


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