Consommation de « doses » : un lent et douloureux poison !

vendredi 25 septembre 2015 Société & environnement


Les commerces anarchiques des « doses », cet alcool frelaté, pullulent dans les coins et recoins du pays. Plus grave, ces troquets de fortune, font passer ad patres de nombreuses personnes, de sexe et d’âge confondus, et ce, sans que les autorités ne disent mot. Pourquoi, un tel mutisme ? Des ventes illicites portant l’estocade, également, à l’économie du pays. A quand des mesures drastiques, visant à mettre un terme à ce fléau d’un nouveau genre ?

« Il se noie beaucoup plus de personnes dans les verres d’alcool que dans les rivières », l’adage a tout son sens dans la société gabonaise, où l’alcool frelaté, s’il vous plait, a pignon sur rue. Depuis quelques années, le phénomène des « doses » gagne, silencieusement, du terrain dans les capitales provinciales et zones rurales du pays. Ces commerces de fortune n’émeuvent personne, même pas les autorités. Lesquelles autorités, par leur silence « coupable », cautionnent ce désordre gabonais, à vaste échelle. Que font donc les autorités du Ministère de l’Intérieur, de la Santé, du Commerce et dans une moindre mesure, le Conseil Municipal ?

Les méfaits des doses !

Pas besoin d’être spécialiste en santé, pour constater que le vertigineux et brutal dépérissement des consommateurs de doses. Au titre des fâcheux désagréments, on peut inscrire la dépendance des adeptes des doses au dangereux « nectar ». Un sentiment lié aux modiques coûts des doses. Pas besoin de beaucoup casquer pour atteindre le « nirvana alcoolique », quelques espèces sonnantes et trébuchantes suffisent. A 25 FCFA, l’unité peut-il en être autrement ? N’oublions non plus la légendaire solidarité des doseurs, (Ndlr : consommateurs de doses). L’alcool déliant les langues, les doseurs passent des journées entières dans ces troquets, à l’architecture et l’hygiène discutable. Ces spécialistes de tout et rien refont quotidiennement le monde ! Pendant ce temps, ils abandonnent leurs postes de travail, vu que nombre d’entre eux sont ivres aux premières heures de la journée.

Outre l’absentéisme, ces fidèles consommateurs de doses sont exposés à de multiples pathologies, dont la cirrhose ou l’hépatite et bien d’autres. Dans la même foulée, la sous-alimentation, voire l’absence totale de nutrition, caractérise les adeptes de la mortelle potion, d’où le teint blafard et le physique asséché de ses adeptes. « Un mal n’arrivant jamais seul », dit la maxime, la saleté corporelle se mêle à la danse des dommages collatéraux des doses.

Quid de la législation ?

En parcourant, les points névralgiques et artères de la ville, on se rend bien compte que les tenanciers des commerces de doses, sont partout présents, même au centre-ville. Pire, à proximité de la tribune officielle du bord de mer ! Des tenanciers foulant aux pieds la loi et ne s’acquittant d’aucune taxe. Il s’agit purement et simplement d’une entorse à la fiscalité. Sous d’autres cieux, ces commerçants « de la mort », auraient été frappés de lourdes amendes, voire incarcérés, pour vente d’alcool frelaté.

Dans l’intérêt général, il est impérieux que les autorités compétentes se saisissent, très rapidement, de ce dangereux phénomène. « La vie n’est rien, mais rien ne vaut la vie », disait le philosophe. Ainsi, il faut donc œuvrer à la préserver au maximum. Les autorités sont invitées à prendre à bras le corps, ce fléau poussant plusieurs gabonais à la tombe, et ce, sans qu’ils n’en soient conscients. 


YFI

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