Conseil des ministres : Réformes, quelles économies ?

jeudi 28 février 2019 Economie


Suppression du Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent (BCPSGE), Fonds national d’aide sociale (FNAS), Comité de privatisation, Conseil Gabonais des chargeurs (CGC) et affectation de leurs attributions à des entités publiques, révision des conditions d’octroi de la bourse d’étude, limitation des missions des ministres et réduction des effectifs de la fonction publique, au Gabon, les réformes issues du dernier conseil des ministres, (Ndlr : présidé par Ali Bongo Ondimba en personne), continuent de faire parler d’elles. Et à juste titre, puisque l’Etat a affiché sa volonté de faire des économies, l’opinion s’interroge sur la plus-value tirée de ces mesures.

Les difficultés de trésorerie dans lequel est plongé l’Etat gabonais ont encore poussé le gouvernement de la République, actuellement dirigé par Julien Nkoghe Békalé, le nouveau premier ministre, à agir et emboîter le pas à son prédécesseur, Emmanuel Issoze Ngondet, avec l’adoption de nouvelles réformes publiques. La période l’oblige et le caractère de la crise est la principale cause de ce regain, moins d’un an après celles adoptées par le gouvernement sous l’ère du premier ministre sortant. Ainsi donc, le Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent (BCPSGE), le Fonds nationale d’aide sociale (FNAS), le Comité de privatisation et le Conseil Gabonais des chargeurs (CGC), des entités publiques dotées pour la plupart, d’une autonomie de gestion financière ont été supprimées afin de « rationnaliser les dépenses publiques de l’Etat ».

De même, les conditions d’octroi de la bourse d’étude, les missions des ministres et les effectifs de la fonction publique jugés lourds pour l’Etat, vont suivre la cadence de la nouvelle gouvernance publique. Une gouvernance qui recherche désormais l’efficience des moyens financiers mobilisés dans le cadre de l’action publique en lieu et place du simple palmarès d’avoir agi pour répondre aux « préoccupations légitimes » des populations. Par ces mesures, l’Etat s’offre volontairement une plus-value des finances dont le montant et l’orientation demeurent la faiblesse de la déclaration de politique générale, prononcée par l’actuel Premier ministre devant les nouveaux députés. En effet, le fonctionnement des entités publiques supprimées à souvent nécessité des fonds. Idem pour les autres mesures citées. La question qui transparait à la lecture de ces réformes est celle de savoir : à combien s’élève les économies issues de ces réformes et quels postes de dépenses publiques pourraient mobiliser ces fonds ?


Michaël Moukouangui Moukala

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