Conseil des Ministres/Nominations : Grande réforme dans l’administration ?

lundi 2 octobre 2017 Politique


Le dernier Conseil des ministres, tenu le jeudi 28 septembre dernier, vient de faire la part belle à de nouveaux profils de Directeurs généraux, conseillers, chargés d’étude et d’affaires, inspecteurs, administrateurs, chargés de poste, etc. Des nominations qui marquent une rupture avec les anciens profils de gestion puisqu’ils ouvrent les portes de la haute administration aux jeunes.

Les nominations opérées, il y a quelques jours, au sein de la haute administration, consacrent des dizaines des postes à des profils de gestionnaires jusque-là inconnu (à quelques exceptions près) depuis l’accession à la magistrature suprême de l’actuel Président de la République, Ali Bongo Ondimba. Un nouveau format de gouvernance qui selon certains analystes tient son explication dans les ambitions du Dialogue politique d’Angondjé dont l’ouverture à une nouvelle classe de dirigeants était sans équivoque. Un sursaut de renouveau qui explique le départ des ténors comme Rigobert Ikambouayat Ndeka, du poste de directeur général de l’Office des ports et rade du Gabon (OPRAG), muté à la Société équatoriale des mines ou encore celui de Paul Mapessi, directeur général de la Société générale des logements sociaux (SNLS), sous le coup d’une enquête judicaire après plusieurs années à la tête de cette administration. La direction générale des impôts (DGI) dirigée avant ce remaniement par Joël Ogouma n’est pas en reste.

Le plus frappant dans ces nominations à grande échelle est que contrairement aux nominations classiques touchant souvent les poste au sein du gouvernement et de la présidence de la République est qu’elle touche cette fois-ci, les départements décentralisés comme la direction du patrimoine et des moyens, les services territoriaux, ceux des Trésoreries des provinces de l’Estuaire, du Haut-Ogooué, Ngounie, Moyen-Ogooué, Nyanga, Ogooué-Lolo, Woleu-Ntem, les paieries locales et internationales.

Les régies financières nettoyées à grande eau

Majoritairement touchées, les Régies financières comme les douanes, le budget et les impôts ne sont pas en reste. Presque totalement reconfigurées avec le départ de bon nombre de haut-cadre après plusieurs années de services en lieux et place de nouveaux profils. Une façon de refaire un vieux système de gestion public en le modernisant. En effet, en réformant les profils de gestion actuel, le sommet de l’Etat s’assure peut-être de sursoir ce mouvement et de conduire le pays vers une nouvelle prospérité.

Ce qui explique que ce renouveau s’attaque en grande partie aux postes à haute valeur comme ceux de directeurs généraux qu’à ceux d’inspecteurs généraux.
Face au cap de gouvernance voulu et aux obligeances du Plan de relance économique (PRE) qui suscite de la lucidité, l’optimisation des ressources de l’Etat et la bonne gouvernance de la part des dirigeants publics, cette reformation trouve sa valeur. Le Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet lors du séminaire gouvernemental du Cap Estérias l’avait annoncé : l’action actuelle de l’administration doit être décisive sur « les préoccupations au quotidien de nos compatriotes ».


Michael Moukouangui Moukala

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