Commercialisation de l’eau et de l’électricité : Suez se positionne !

mardi 17 septembre 2019 Economie


Chassée du Gabon par l’entremise de Véolia, détenteur à hauteur de 51% dans le capital de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la France, avec la reprise en main par Suez, un groupe français spécialisé dans la gestion de l’eau et des déchets, du segment eau et électricité, se repositionne au Gabon soit, plus d’un an après le conflit d’intérêt qui a agité la sérénité des relations historiques entre le Gabon et la France.

Ces dernières années au Gabon, de nombreuses entreprises françaises ont mis la clé sous le paillasson, le pays d’Emmanuel Macron est en passe de se repositionner comme premier partenaire économique au détriment de la Chine et d’autres pays. On en veut pour preuve, les tractations des dernières semaines notamment dans certains secteurs stratégiques. Après le conflit d’intérêt qui a enfumé les relations historiques entre les deux pays, en raison de la « réquisition exceptionnelle temporaire » de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) détenue autrefois à 51% par le groupe français Véolia, prononcé il y a plusieurs mois par l’Etat gabonais, la France via le groupe Suez, spécialisé dans la gestion de l’eau et des déchets reprend le segment eau et électricité.

Cette reprise non encore officielle au Gabon mais rendue publique officieusement à l’actuelle classe dirigeante aurait pour but de détendre les rapports avec la France, (Ndlr : alors que Antoine Frérot, le PDG de Véolia comptait régler ses comptes avec le Gabon). Si la mise en exécution de ses plans contre le pays n’est encore évident, une chose est certaine, le Gabon, en l’état actuel de son économie, n’a pas besoin d’une mauvaise publicité qui pourrait affecter les investissements directs étrangers (IDE) et retarder ainsi la reprise économique alors que la situation des finances est plus que critique.

En confiant donc ce segment d’activité sous gestion nationale depuis le départ de Véolia, à une autre entreprise françaises, le Gabon réinstaure la confiance qui a toujours caractérise son partenariat avec la France et rassure dans une moindre mesure, les milieux financiers même si il faut le reconnaître que cela nécessitera bien plus d’efforts. Mais au Gabon, avec le nouveau modèle de gouvernance, basé sur une attractivité de l’environnement des affaires, des résultats financiers aussi bien que sociaux, les autorités veulent se donner les moyens de leur nouvelle politique.


Michaël Moukouangui Moukala

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