CNAMGS : Les mauvaises habitudes ont vraiment la peau dure !

mercredi 30 mars 2016 Société & environnement


C’est dépité que le Professeur Michel Mboussou, Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale, CNAMGS, à qui tous les compatriotes reconnaissent la bonne volonté de mettre en pratique l’idéal de partage que prône Ali Bongo Ondimba, a choisi de communiquer sur une question qui défraie aujourd’hui la chronique, à savoir les immatriculations frauduleuses de certains citoyens à la CNAMGS qui amènent le chiffre des « économiquement faibles » à prétendre bénéficier des services de l’institution à 800.000. Un chiffre loin de la réalité qui donne martel en tête et dévoile le peu de sérieux de quelques compatriotes devant les œuvres sociales.

Sous d’autres cieux, quand une bataille est menée dans le sens de réclamer de meilleures conditions de vie ou quand l’Etat consent à améliorer d’une manière ou d’une autre le quotidien des citoyens, ces derniers en tiennent compte au point de se servir des outils qui sont mis à leur disposition à bon escient. Cela s’appelle, avoir l’esprit civique quoi que l’on dise ! Or, chez nous, cela a déjà été démontré dans d’autres secteurs que celui des affaires sociales, la responsabilité n’étant pas souvent la chose du monde la mieux partagée, d’aucuns allant de leur propre logique, nuisible du reste pour la communauté, font fi des règles établies et menacent de pénaliser le grand nombre dépourvu de moyens pour correctement se prendre en charge. C’est pourtant pour tenter du mieux qu’il peut d’intervenir efficacement en faveur de ces derniers que l’Etat a mis en place la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale qui fait tout pour s’acquitter moralement et techniquement de sa mission en investissant le territoire national et faisant bénéficier de ses services tous les gabonais, d’où son slogan « chez nous, le partage a un sens ».
Pour signifier que les plus nantis doivent en acceptant d’être soumis aux cotisations de la CNAMGS, avoir à cœur qu’ils participent à l’œuvre de solidarité nationale très chère au président de la République. Malheureusement, cela n’est pas interprété de la sorte par des citoyens indélicats qui ont, pour se voir attribuer des allocations faramineuses, opté pour gonfler en trichant le nombre des ayant-droits, ce qui conduit au constat amer établit par les responsables de l’institution dont son Directeur général Michel Mboussou en personne.

Qu’explique un tel comportement ?
Deux choses bien distinctes si cela est vrai et démontré ou faux et irréaliste : dans le premier cas, que bien de gabonais vivent encore en dessous du seuil de pauvreté et dans le second qu’il y a encore trop de faussaires et de malhonnêtes à qui échappe cruellement la notion d’altruisme et qui feignent de ne pas savoir qu’en agissant ainsi, ce sont d’autres gabonais qu’ils fragilisent si jamais des décisions d’ensemble étaient prises à l’encontre de tous. Bienheureusement que cette idée n’effleure pas les autorités engagées dans une logique de développement devant mener à l’horizon 2025 le pays à l’Emergence.
Voilà qui vient saper les efforts fournis pendant de longs mois par Dame CNAMGS sur toute l’étendue du territoire national où elle a mené des opérations de recensement tous azimuts pour ne laisser personne sur le carreau. Que lui faut-il à ce moment ? Revoir les listings depuis le début en convoquant chaque assuré ou refaire le parcours déjà entrepris pour se rendre compte de son statut social et découvrir qui est véritablement « économiquement faible » et qui ne l’est pas, afin de soumettre les tricheurs à la justice qui, seule, a le pouvoir de sanctionner en pareil cas ?
Une telle affaire à scandale puisqu’elle pénalise plus d’une personne, peut-être pas matériellement, mais moralement, devrait faire l’objet d’une enquête minutieuse que devraient mener conjointement les services de la CNAMGS et de la police nationale de toutes les circonscriptions du pays, vu que les agents de la Caisse ont été déployés à travers tout le Gabon, dans tous les coins et recoins, pour faire aboutir la politique de prise en charge intégrale. Quelle idée de se conduire de la sorte, alors qu’il aurait été plus facile, si c’est l’exemple de la France, encore que celle-ci n’est pas au même niveau de développement que le Gabon, qui fascine, de solliciter des autorités qu’elles adoptent en faveur de ceux qui pensent que la CNAMGS, ce n’est pas suffisant encore pour pouvoir les satisfaire, des politiques de compensation, même s’il faut reconnaître que ce serait trop demander en l’état actuel des finances publiques. Ce que l’on voudrait avancer, c’est qu’il faut éviter de scier la branche sur laquelle l’on est assis !


Dounguenzolou

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