Club Afrique développement : Le climat des affaires gabonais valorisé

jeudi 14 décembre 2017 Economie


La 6e mission multisectorielle du Club Afrique Développement ouverte hier, mercredi 13 décembre courant, au Radisson Blu, a consacré ses échanges autour de la valorisation de l’environnement des affaires local. Une opération de charme qui a permis aux autorités gabonaises de faire valoir l’attractivité des réformes entreprises.

« Trouver les réponses idoines » aux interrogations des investisseurs et accompagner ces derniers dans le processus d’implantation de leurs entreprises, tel a été le premier objectif du gouvernement à la 6e mission multisectorielle du Club Afrique Développement, organisée à Libreville et axée sur la promotion de l’investissement au Gabon (« Investir au Gabon »). Le Plan de relance économique (PRE), ses axes, le cadre des affaires, les procédures mises en place pour faciliter l’investissement privé au niveau national, les secteurs prioritaires ont en effet, été au centre des échanges de la 6e mission multisectorielle relative à l’investissement au Gabon.

A en croire la Ministre de la Promotion des Investissements Privés, Madeleine Berre, hôte de la rencontre, « la valorisation de notre potentiel naturel, qu’il soit forestier, minier, touristique ou dans les nouvelles technologies, sera d’autant plus grande dès lors que l’Etat exercera son rôle de partenaire du secteur privé ». Une volonté certes déjà amorcée avec les partenariats publics-privés (PPP) qui nécessite cependant un effort supplémentaire des pouvoir publics d’autant que la bataille de la diversification économique du Gabon est loin d’être gagnée. En effet, qu’il s’agisse du PRE ou des réformes entreprises pour faciliter l’investissement privé, cela implique une coopération avec les acteurs du secteur privé, « acteur indéniable » selon la Ministre.

« Le contexte économique, nous amène à collaborer ensemble pour jouer pleinement notre rôle d’acteur économique », reconnaît le Directeur Général de l’Union gabonaise de banque (UGB), filiale du groupe Attijariwafa Bank, promoteur du Club Afrique Développement. Une dynamique sensée répondre à l’urgence de la diversification, celle d’un nouveau départ économique alors que « le ralentissement de l’économie mondiale qui a induit une baisse des prix de matières premières à impacter les pays miniers, notamment notre continent », avec pour effets immédiats, des économies de plus en plus dépendantes à l’extérieur, des structures de productions peu solides, un chômage galopant, des balances de paiement déficitaires associés aux risques d’inflation et de manière globale, des économies vulnérables et pour la plupart, soumises au diktat du marché des capitaux.

« Tous ces points faibles de notre continent sont, en réalité autant de potentiel de développement qui devrait permettre l’entreprenariat et créer des emplois dans nos pays riches par leur jeunesse », explique Abdelaziz Yaaqoubi. Cette tendance ne peut cependant être inversée que par une valorisation de l’investissement privé en dépit des efforts entrepris par le Gouvernement. « La relance de l’économie passe nécessairement par une redynamisation du secteur privé local et une amélioration du cadre des affaires par la mise en place des réformes structurelles », appuie Madeleine Berre.

C’est en ce sens que les plateformes comme le Club Afrique développement dont la 6e mission multisectorielle a consacré ses échanges sur le Gabon se présente comme un canal d’impulsion d’un nouvel élan du fait notamment du lien créé entre les différents partenaires.


Michaël Moukouangui Moukala

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