Cliniques ou mouroirs à Libreville ?

samedi 17 septembre 2016 Société & environnement


Il n’est pas rare de voir de nouvelles cliniques pousser comme des champignons au sein de la capitale gabonaise, Libreville. Le Gouvernement de la République avait déjà pris des résolutions fermes afin de fermer ces cliniques qui ne cessent d’ôter la vie à ceux qui viennent dans le but d’être sauvés. Mardi 13 septembre, une jeune gabonaise de 29 ans enceinte de cinq mois a failli perdre la vie dans l’une de ces pseudos cliniques.

Les faits se déroulent mardi dernier dans une clinique soit-disant ‘’de bonne réputation’’. Où il ne manque jamais de médecins et où l’on vous reçoit dans les minutes qui suivent. D’où l’affluence des malades dans cette clinique chaque jour. En effet, M.Y jeune femme enceinte se rend d’urgence, le 13 septembre dans cet établissement sanitaire après avoir ressenti de fortes douleurs au ventre. Perdant déjà son liquide amniotique, cette dernière est prise en charge à l’arrivée par des infirmières qui lui administrent des calmants.

Mais la douleur ne s’arrête pas et le fœtus se vide petit à petit de son liquide amniotique. Cela sous le regard impuissant des infirmières qui tentent de rassurer la jeune femme en lui affirmant que le médecin va arriver. Quatre heures plus tard, le médecin-gynécologue capable de traiter cette patiente qui était maintenant en train de saigner n’est toujours pas là. Vu l’état dans lequel cette dernière se trouve, son conjoint décide alors de la conduire dans une autre structure hospitalière. Mais le temps passé à attendre n’a laissé aucune chance au fœtus car il était déjà trop tard. M.Y a perdu son bébé. Chose qui n’aurait pas dû arriver si cette dernière avait été prise en charge par un médecin dès son arrivée dans cette clinique.

« J’ai perdu mon bébé à cause d’une négligence de la part du personnel soignant de cette pseudo- clinique. Comment concevoir qu’une telle clinique n’ait pas en son sein des médecins permanents ? C’est inadmissible, car il en va de la vie des malades qui arrivent avec des cas d’urgence comme moi. J’aurai pu mourir dans cette clinique. Par la grâce de Dieu, je suis partie de là et j’ai la vie sauve aujourd’hui. Mais l’enfant que je portais n’a pas eu cette chance. Je ne souhaite cela à personne, mais que le gouvernement trouve une solution au problème des pseudo- cliniques que l’on peut traiter d‘usines à charlatans qui travaillent encore dans des conditions d’amateur et d’improvisation  ». Nous confie madame M.Y.

L’épineux problème des cliniques douteuses qui ne travailleraient selon dans les normes du ministère de la Santé ne date pas d’aujourd’hui. Des personnes perdent leurs vies dans certaines cliniques sous le regard du ministère de la Santé qui tarde à fermer ces cliniques douteuses qui ne répondent pas aux normes requises. Or, un recensement de ces cliniques avait déjà été effectué. Le constat établi montre que plusieurs d’entre elles sont toujours ouvertes à ce jour.

Des résolutions doivent être prises, car il en va de la santé des populations gabonaises qui se disent que la clinique est le chemin le plus court pour éviter de longues attentes au sein de certaines structures publiques. Malheureusement des cas comme celui-ci ne sont pas isolés Rappelons qu’en mars dernier, Madame Marie-Sylvie Hervo-Akendengue, avait déjà adressé une demande urgente de diffusion d’un courrier au ministre de la Santé, suite au scandale concernant la pseudo-clinique Mgr Jean Adam de Sainte-Marie, accusée par cette dernière d’être à l’origine de la mort d’un membre de sa famille.


MI

Vos commentaires

  • Le 18 septembre à 21:22, par vraiment le gabonais En réponse à : Cliniques ou mouroirs à Libreville ?

    Non mais franchement, pensez vous qu’à 5 mois de grossesse ce bébé visiblement décidé à venir prématurément allait naitre et vivre normalement dans n importe quelle structure de Lbv ? Aucune structure au Gabon ne peut actuellement sauver un prématuré de 5 mois, un trop grand prématuré donc de moins de 22 semaines, même dans certaines structures occidentales cela reste encore du vrai challenge, alors s il vous plaît, ne distrayez pas les gens, je ne soutiens aucune de ces structures, mais c’est juste histoire de recadrer les choses.

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  • Le 17 septembre à 15:10, par Coucou En réponse à : Cliniques ou mouroirs à Libreville ?

    Comment voulez-vous que ce soit différent ?
    Le pdg a meme créé son ecole pour former du personnel de santé pour les candidats pdg qui avaient étés refusés dans des ecoles officielles. Niveau de ces gens ’’diplômes’ , évidemment zero.

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