Cinéma/ « Le cercle du vice » : Sortie officielle le 24 mai prochain

jeudi 17 mai 2018 Culture & people


Une nouvelle œuvre dans le cinéma gabonais avec la sortie jeudi 24 mai prochain à Libreville du film le « Cercle du vice ». Le comédien Geoffroy Binet lui-même acteur dans ce film en est également le producteur. C’est une première pour lui dans le domaine de la production. Au-delà du film, dans cette interview, le nouveau producteur invite à la création d’une école pour former les comédiens gabonais car il est convaincu que le cinéma national est en train de se développer.

Gaboneco.com : Geoffroy Binnet, vous êtes le producteur du film « le Cercle du vice » de quoi parle-t-il ?

Geoffroy Binnet : Ce film est l’histoire de 3 amis, deux garçons et une fille qui ont vécu ensemble. La fille était amoureuse d’un des amis. Mais les deux amis étaient amoureux de la même fille aussi. Au fil du temps, elle a choisi d’être avec un d’entre eux. Dommage pour elle, c’était un coureur de jupon. Malgré cela l’amitié entre eux a toujours été intéressante. Le couple (Fred et Axelle) vivait ensemble et avait toujours comme ami Alban.

Pourquoi le cercle du vice et quel est le message que vous voulez faire passer ?

Le travail d’écriture n’est pas souvent ciblé dans une sensibilisation. Vu de l’esprit cela peut être un divertissement pour permettre aux gens de souffler. Apres derrière les gens peuvent se retrouver à travers cette histoire. Cela peut donner une autre façon de réagir. Dans ce film tourné à Libreville, l’issue est fatale, et cela peut donner l’occasion aux gens de s’interroger. A la place de la fatalité est ce que quelqu’un n’aurait pas dû agir autrement ? Apres il appartient à chacun de vivre cette histoire.

Vous êtes également acteur dans ce film, pourquoi ?

Parce qu’à la base je suis d’abord comédien. J’ai participé a beaucoup de productions nationales C’est la première fois que je fais dans la production. C’est une nouvelle casquette que je porte. Dans le paysage cinématographique gabonais ce sont les indépendants qui produisent le plus. Comme je suis passionné du cinéma j’ai voulu mettre en pratique ce projet que je partageais avec un collaborateur et un autre associé pour faire le cinéma autrement. Le cercle du vice est animé par 7 acteurs.

On dit dans le monde du cinéma que l’argent, on le voit à l’image combien a couté votre film ?

Je n’ai pas été accompagné par des sponsors vous comprenez bien que c’est difficile. J’ai produit ce film sur fonds propre. Permettez-moi de ne pas dévoiler mes dépenses.

Aujourd’hui, le plus difficile, ce n’est pas de produire, mais de faire voir, à quand la sortie du film et quel est votre plan de promotion ?

C’est aussi difficile de produire en ce moment. Dommage on a plus de salles de cinéma. Elles sont devenues des églises. Il faut se battre pour avoir des espaces pour diffuser les films. Mon film sera projeté le 24 mai prochain à 19 h à l’auditorium du Ministère des Eaux et Forêts.

Est-ce que aujourd’hui la presse dans son ensemble aide à la promotion du cinéma gabonais ?

Non elle ne fait pas bien son travail dans ce sens. Il manque des mécanismes au niveau de la presse pour diffuser nos productions. Il faut se battre soi-même pour faire la promotion et la communication. J’ai mis en place un plan de communication. Apres il faut courir derrière les gens pour savoir si c’est diffusé ou pas. C’est compliqué.

Quel est votre appréciation du cinéma gabonais ?

Le cinéma gabonais est en évolution. Les populations sont ravies de voir les films gabonais. Les choses se bousculent sur le plan national avec quantité de réalisations. Il y a beaucoup de projets. Il y a de belles œuvres qui se vendent sur le marché. On a va atteindre de bonnes proportions.

Très peu d’acteurs gabonais manquent de formation, malgré la production des Flims, est ce que ce n’est pas un frein ?

Si, il faut former les gens. Moi-même j’ai fait le cinéma sur le tas. J’ai tout de même eu la chance de commencer le cinéma dans une structure professionnelle comme le CENACI (centre national du cinéma devenu IGIS, institut gabonais de l’image et du son) qui mettait en place des formations et des mécanismes pour aider les jeunes acteurs à comprendre ce vaste monde. Il y avait des réalisateurs très professionnels et pointus. Il faut que le ministère de la culture ou des privés aident dans ce sens. Il y a déjà une école qui forme dans la réalisation, le son et les lumières. Il faut aussi une école qui forme dans le jeu et la comédie.

Quel est votre parcours cinématographique ?

J’ai déjà participé à plusieurs œuvres cinématographiques. Le premier film c’est la série gabonaise des années écoles. J’étais un acteur principal. Il y a aussi la série affaires voisins tournée à Koulamoutou, Il y a eu aussi le court métrage de Fernand Lepoko produit par le CENACI. J’ai joué dans le court métrage Divorce tout comme je suis dans le film un combat de la vie. J’ai fait aussi participé à une série les choses du pays.


Interview réalisée par YAO

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs