Chronique de l’Agitateur : Ces écoles à deux balles qui ont pignon sur rue !

mardi 15 mars 2016 Speciales


Il pleut au Gabon des établissements scolaires comme il pleut des formateurs et autres enseignants à la compétence douteuse. Des établissements scolaires privés poussent un peu partout tels des champignons nocifs et qui servent de dépotoirs à l’Etat qui déverse ses excédents d’apprenants faute d’espace public, déjà saturé par des effectifs pléthoriques.


C’est dans ces établissements privés qui apparaissent telles des décharges, que nombreux de nos jeunes bougres d’apprenants échouent. Ont-ils seulement le choix ? Ils sont résignés car il n’y a plus autre alternative qui s’offre à eux sinon ils s’exposeraient à des années de sevrage didactique en attendant une hypothétique place dans le secteur public. Et dans ces établissements privés montés de toutes pièces par des biznessmans peu soucieux de la qualité de l’offre de formation, il est parfois fait fi des curricula et des priorités définis par les autorités académiques qui se sont fixées des objectifs à atteindre. Résultat des courses, c’est la baisse du niveau et donc une formation sommaire ! C’est à croire qu’il n’existe pas d’inspection académique en charge du suivi-évaluation des politiques de formation. Elle continue de ronronner et laisse pourrir la situation jusqu’à ce qu’un jour on assiste à un génocide intellectuel. On n’en trouvera qui, avec un cynisme dégoulinant, parleront de baisse de niveau et pour mettre une couche de vernie à leur incompétence, trouveront des boucs émissaires.
Pour les élèves ou étudiants envoyés dans ces mouroirs pédagogiques, avoir leurs bourses est une véritable gageure. Si elles ne sont pas simplement distraites par les chefs d’établissements véreux, elles sont payées au bonheur la chance selon leurs humeurs. Avoir régulièrement ses moyennes n’est pas gage d’obtention de bourse alors que des listes de noms d’élèves et étudiants boursiers sont envoyées au ministère de l’enseignement supérieur et de l’Education nationale. Les pauvres n’y voient qu’un écran fumée.
Autre curiosité constatée : dans ces foutoirs, même si les bourses d’étudiants sont une mangeoire pour ces rapaces, les frais d’écolage ne sont pas en reste. En bons affairistes, pour maximiser leurs marges, ils font tout pour exclure, pour des raisons tirées par les cheveux, les élèves pris en charge par l’Etat considéré comme mauvais payeur. Ils préfèrent ceux dont les parents payent cash. Un véritable business florissant ! Le collège situé face au B2 est un bel exemple de ces errements tant décriés. Dans cet établissement confessionnel tenu par une faune d’individus la moralité à peindre, les encadreurs ne s’en cachent pas et s’en foutent éperdument car couverts par le clergé qui les a bombardés là où ils sont. Et c’est tant mieux pour la bonne santé des affaires !!!


L’Agitateur

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs