Chorale : Au-delà de la religion !

lundi 14 mars 2016 Economie


Tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent. La progression des chorales telles que la Voix de Tsamba Magotsi montre à quel point l’activité est lucrative.

Les chorales, au départ, servent à animer les messes, les veillés religieuses et parfois, les décès. Autrefois, les services de ces « serviteurs de Dieu » n’étaient pas majorés. Il suffisait de faire un geste à l’église pour que la chorale distille ses « voix angéliques ».

Aujourd’hui, les chorales jouent toujours ce rôle d’animation mais désormais à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes. De 150.000 francs CFA à 200.000 francs CFA voir plus, les prix étant fixés à la tête du client et du lieu du deuil. C’est un business nouveau qui intègre progressivement le quotidien des gabonais. Les choristes s’y adonnent à cœur joie, sans perdre de vue que ce boulot un peu pénible (chanter toute une nuit), comme tous les autres mérite salaire.
Il est clair que ces chorales sont incontournables dans le déroulement des veillés mortuaires. Elles animent les deuils en évitant à l’assistance de s’endormir. Yannick Nziengui, reconnait bien ce rôle car pour lui, la présence de ces chorales au style particulier lui permet d’être toujours éveillé. « Il m’arrive souvent de les accompagner (en dansant) dans leur pratique. Cela me permet de ne pas dormir », affirme-t-il.
Pratique
C’est par des chants typiquement locaux, des louanges traditionnelles chantées en Gisir, une langue locale de la région du sud du Gabon et de la danse rythmée et en symbiose que les choristes animent les soirées et maintiennent les gens en éveil. De « la voix de Tsamba Magotsi » aux autres chorales, plus aucune veillé mortuaire ne leur échappent. Elles sont bien connues ! « Il est vrai qu’on nous paie mais on pratique cette activité parce que c’est ce qu’on sait faire le mieux », explique un des choristes de « la voix de Tsamba Magotsi ».
Les groupes sont composés pour la plupart des jeunes âgés de 25 à 40 ans. Les chorales sont hiérarchisées avec à leur tête un gestionnaire qui s’occupe semble-t-il des finances et de la logistique (Piano, haut-parleurs, micro, etc.).
Seul bémol, elles n’appartiennent, le plus souvent, pas à des églises. C’est donc une activité plus ou moins informelle, développée par des jeunes.


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