Chantiers urbains : Diantre, pourquoi ne pas opter pour le travail de nuit ?

jeudi 28 décembre 2017 Economie


La réfection à Nouvelle cité, au quartier Nzeng-Ayong dans le sixième arrondissement de Libreville, d’un pont reliant ce secteur à la Cité Rose soulève un tas d’interrogation sur le travail de nuit abandonné depuis longtemps alors que la pratique était monnaie courante lors de la réalisation des chantiers urbains par le passé.

Véritable calvaire pour les populations habitant Dragage, Cité Rose, chez les Sœurs, Chantier Moderne et Fin Goudron, ces quartiers périphériques. La réfection d’un pont reliant les quartiers GP et Nouvelle Cité aux quartiers cités en amont rend l’accès difficile, et ce, malgré les précautions prise par l’entreprise Conduril, maitre d’œuvre dudit chantier, pour altérer les déplacements des usagers. Pour s’y rendre, lorsque les habitants ne dépensent pas le double de la somme habituelle, ils doivent conjuguer leur parcours avec les embouteillages.

Ce désagrément a pour conséquence d’irriter les habitants des quartiers cités plus haut qui, sous l’effet de l’exaspération s’interrogent sur la disparition du travail de nuit qui se présente en la situation comme une urgente nécessité alors que la pratique était monnaie courante par le passé. En effet, les habitants s’interrogent notamment sur le fait que cette pratique dans la réalisation des travaux publics urbains a subitement disparu et que les entreprises en particulier européennes officiant dans le BTP au Gabon demeurent peu loquaces voire insensibles face à l’urgence des chantiers urbains quand bien même celles tenues par les asiatiques (Chinois) se hâtent de mener à terme leurs contrats.

La différence chinoise

Au quartier Petit Paris, ce constat tend à illustrer au mieux, cette longueur d’avance qu’ont souvent les asiatiques sur les européens lorsqu’il s’agit de réaliser des travaux au Gabon. Le cas de la réfection du mythique stade omnisports Omar Bongo confié depuis plus de cinq ans à l’entreprise Entraco alors que son voisin, le Palais des sports, confié aux chinois il y a seulement quelques mois et dont les travaux avancent avec satisfaction, montre à quel point il ne faut pas tergiverser sur les modalités de travail. Les travaux de réalisation de ce stade s’effectuent de jour comme de nuit. Ce modèle a le mérite de la flexibilité et la rapidité qu’ il génère. Et au Gabon, moult édifices publics ont été construits sur la base de cette politique.

Le Sénat, la Maison George Rawiri et certains travaux réalisés à l’intérieur du pays n’ont pas échappé à cette méthode. Alors dans le cas du chantier de Nzeng-Ayong, les usagers se demandent pourquoi l’entreprise Conduril n’use pas de cette méthode pour mener à terme son chantier alors que les populations attendent avec impatience la fin de ces travaux qui pénalisent les déplacements ?


Michael Moukouangui Moukala

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