Championnats d’Afrique d’athlétisme : « Le Gabon absent par la faute de la Fédération gabonaise d’Athlétisme », d’après Ruddy Zang Milama

mardi 28 juin 2016 Sport


Interrogée sur l’absence du Gabon aux Championnats d’Afrique d’athlétisme organisés en Afrique du Sud les 22 et 23 juin dernier, en prélude au Jeux Olympiques de Rio en août prochain 2016, Ruddy Zang Milama, très remontée n’est pas passée par quatre chemins. Elle jette sans ambages l’anathème sur la Fédération gabonaise d’Athlétisme. Interview.

Gaboneco (Ge) : Comment justifiez-vous l’absence des athlètes gabonais aux championnats d’Afrique de Durban ?

Ruddy Zang Milama (RZM)  : Je ne saurai quoi vous dire exactement parce que, en tant qu’athlète, j’ai bien envoyé un courrier électronique à la fédération le 07 juin 2016, pour lui dire, attention ! Toutes les délégations sportives qui se rendent à Durban, doivent boucler leurs inscriptions le 16 juin et une certaine Thérèse, faisant office de secrétaire de Monsieur Martial Paraiso, m’avait bien rassuré qu’ils étaient sur le point de s’occuper de mon inscription, jusqu’à ce jour j’ai attendu en vain, et rien n’a été fait, si ce n’est de me dire que l’Etat gabonais, n’avait pas débloqué le budget pour ma participation.

C’est navrant parce que toutes ces filles qui ont couru dernièrement en Afrique du Sud, sont mes anciennes adversaires. Et je pense que j’avais ma place. La fédération pouvait simplement m’inscrire et le ministère des Sports devait se charger de me payer le billet d’avion, ou alors, j’allais me battre avec mes connexions, une fois arrivée en Afrique du Sud. J’ai appelé la fédération pour témoigner de ma bonne foi, parce que je ne rentre pas dans des luttes qui ne me regardent pas. Je reste athlète. La fédération n’a pas fait son travail.

Ge : Cette situation vous désole ?

RZM : Evidemment ! Vous imaginez que le podium du 100 m dames comprenait une athlète sud-africaine qui a fait 11,78, alors que mes minima sont de 11,05, c’est dire que le Gabon avait sa place et je devais avoir ma médaille. En fait, ceux qui se comportent comme ça, ne tueront pas l’athlétisme, moi, je continue de m’entraîner malgré les peaux de bananes. Les gérants d’aujourd’hui passeront, et laisseront bien la gestion à d’autres.

S’ils ne peuvent pas poser des actes qui honorent le Gabon, je me demande bien ce qui justifie leur présence à la fédération. Je n’ai pas besoin de mendier mon inscription à une compétition internationale. Ce n’est plus de la mauvaise foi, c’est pire que la méchanceté, voyez-vous. On prive le Gabon d’un aussi grand rendez-vous pour des considérations humaines. Nous les athlètes gabonais, on ne baisse pas les bras. Que celui qui veut tomber, tombe tout seul, sans entrainer la jeunesse.

Ge : Que pouvait faire la fédération, vu que l’Etat n’a pas débloqué les moyens ?

RZM  : La fédération ne s’y est pas prise à temps pour constituer le dossier et l’introduire dans le circuit. Vous voulez que le ministère des Sports décaisse des fonds dans une discipline sportive qui ne fonctionne pas, rien n’est organisé, ni à Libreville, ni à l’intérieur du pays ? Aujourd’hui, on en parle parce que c’est moi, sinon, il n’ya rien de concret sur le terrain. L’Etat ne doit pas jeter son argent par la fenêtre. Il faut que la magouille s’arrête !


BTN

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