CGC : Vers un Comité provisoire de gestion de la cession

mardi 5 mars 2019 Economie


A la recherche d’un compromis de fin de collaboration avec l’ancien personnel, du règlement du passif et de la liquidation du patrimoine disponible du Conseil gabonais des chargeurs (CGC), le Ministre des transports, Justin Ndoundangoye a dépouillé au cours d’une réunion tenue lundi 4 mars les problèmes du CGC dont l’annonce de la suppression a été arrêtée lors d’un récent conseil des ministres.

Le Conseil gabonais des chargeurs (CGC) n’est plus ! Crée en 1971 par feu Président de la République, Omar Bongo, l’entité qui avait la mission d’encadrer l’activité du transport au Gabon a été supprimée par le Conseil des ministres du 26 février dernier. Le CGC s’est éteint après un demi-siècle d’activité et « ses missions et attributions ont été transférées à l’autorité portuaire » qu’est l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG). Les causes de cette suppression subite et inattendue restent pour le moment officiellement non connues mais certaines sources averties pointent du doigt la gestion approximative de la dernière directrice en poste du CGC.

L’avenir du transport au Gabon, son fonctionnement et les mécanismes de régulation de cette activité source de gain pour l’Etat, c’est désormais avec l’Oprag qu’il faut l’entrevoir. Si la cession des activités du désormais ex CGC a été actée, il reste à régler en urgence, la question des problèmes qui entourent la structure notamment ceux liés au personnel et au passif de la structure. En effet, en début de semaine, le ministre des transports, Justin Ndoundangoye, après des échanges francs et directs avec les syndicalistes et les agents a envisagé des mesures d’urgence dont l’apurement des salaires impayés de l’ordre de 4 à 8 mois, la liquidation de la facture des travaux du siège estimée à 700 millions de francs CFA, la liquidation de la dette sociale d’une valeur de 9 milliards de francs CFA et le paiement de la dette des représentations sur le territoire et hors du Gabon.

Pour régler ces questions, de manière unanime, après un consensus trouvé, les parties prenantes au dossier envisagent la mise en place d’un Comité provisoire de gestion élargie aux départements ministériels du budget, de l’économie, du travail. Comité auquel participeront les représentants du personnel pour s’assurer d’une meilleure préparation des mesures susceptibles de garantir au mieux les intérêts de toutes les parties.

« Ce Comité devra aussi traiter le dossier de la reprise des personnels indispensables après avoir examiné au cas par cas, les dossiers, afin de permettre de gérer le volet d’un plan social éventuel, en sachant que les agents affectés à la représentation de Paris sont régis par la législation française du travail  », a souligné le ministre.


Michaël Moukouangui Moukala

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