CGC/décotes salariales : Une mesure « injuste » ?

lundi 25 février 2019 Economie


Pour continuer à garantir le paiement régulier des salaires des agents du Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC), Liliane Ngari, la directrice générale impose, dès cette fin de mois, (Ndlr : février 2019), une décote salariale de l’ordre de 9% voire 13% à ses administrés.

Décidément rien ne va plus au Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC). Et pourtant la récente inauguration de son siège social, flambeau neuf dans la commune d’Owendo, présageait d’une certaine stabilité financière de cette institution chapeautée par Liliane Ngari. Que nenni ! L’inauguration à grandes pompes n’a été en réalité qu’un arbre cachant la forêt. En qui atteste l’expulsion des employés du CGC de Paris pour impayés de loyer. Un épisode en réalité étant un simple épiphénomène de la gravité de la situation. En effet, les agents vont subir des coupes sur leurs émoluments. C’est du moins ce qui ressort de la déclaration sur l’honneur, pondue par l’actuelle direction générale. Ladite déclaration exige aux différents employés à renoncer à 9% voire 13% de leurs salaires de base.

Pis encore, la déclaration est imposée aux employés. A en croire la direction générale, la décision a été prise en conseil d’Administration en décembre dernier, suivie d’une concertation avec les représentants du personnel les 09 et 11 janvier écoulé. « La direction tente de se prémunir contre la précarité financière qui la côtoie vue les difficultés financières de l’Etat. C’est en partie ce que pourrait illustrer l’engagement sur l’honneur que tente de nous arracher la direction générale. Il serait navrant pour tous que nous ne parvenons plus à percevoir nos émoluments de fin de mois. Nous laisse-t-elle le choix ! », nous a confié un employé sous couvert de l’anonymat. Dénoncées par d’autres agents, ces décotes, selon eux, sont inégales, pire pas du tout opérées pour les membres de la direction générale.

« L’entente avec la direction ne concerne pas certains d’entre nous. Nous n’attendons pas nous soumettre à cette forme d’injonction injuste. Nous ne sommes pas à l’origine du mal être financier du CGC. Nos acquis sont à préserver. En plus, qu’on nous donne ou que l’on publie la décote retenue sur les salaires de base de l’ensemble des cadres de la direction du CGC y compris celle de la directrice elle-même et que l’on sache qu’elle contribue tout aussi à cet effort. En plus, rien ne garantit que cette mesure sera productive à terme ou atteindra l’objectif escompté », déclare un autre employés du CGC qui a lui aussi requis l’anonymat et visiblement courroucé par le plan d’austérité décrété par la direction générale.


Tony Muru

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