CEP : Des oublis inadmissibles dans l’épreuve de Questions de cours

jeudi 2 juin 2016 Société & environnement


La Direction générale des examens et concours du Ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique du Gabon a donné aux candidats concourant au Certificat d’Etudes Primaires, CEP, un sujet de questions de cours truffé d’omissions. Une véritable bourde ! Laquelle bourde émane de ceux qui sont censés apprendre aux enfants à maîtriser les rouages de la langue de Molière.

Le fait est trop important pour ne pas être souligné ! En effet, il en va du sérieux des enseignants et par-delà du Ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique. Les 47.509 candidats, du moins les plus sérieux, répartis sur les 269 centres du Gabon, ont pu constater que l’épreuve écrite de Questions de cours sur laquelle ils ont planché hier mercredi 1er juin courant était parsemé d’oublis flagrants. Fautes d’inattention ou manque d’harmonisation dans la conception des sujets d’examens ? Toujours est-il que les deux grosses fautes contenues dans le sujet sautent à l’œil !

Les perles ?

Consigne 2 : nomme les neuf provinces du Gabon qui recevront les différents à l’élection présidentielle.
Consigne 3 : Indique la fonction candidat élu à l’élection législative.

La direction générale des examens et concours aurait dû écrire : «  Nomme les neuf provinces du Gabon qui recevront les différents candidats à l’élection présidentielle », pour ce qui est de la consigne 2.
S’agissant de la consigne 3 la formulation correcte est « Indique la fonction du candidat élu à l’élection législative ».

Selon un professeur expatrié « Les responsables des examens n’ont pas relu l’épreuve. Ils n’ont pas vu des omissions de cette nature. Ce n’est pas normal. Cela dénote d’une légèreté profonde qui va conduire le pays dans l’abîme car il s’agit de l’avenir de ce pays. Si on ne forme pas bien les enfants c’est un danger. Il s’agit de la base. Ce sont les cadres de demain ».

Un autre enseignant est également surpris par la nature desdites fautes, surtout qu’il s’agit d’un examen. « C’est tout simplement inadmissible ! Car la Direction générale des examens et concours qui est composée de plusieurs inspecteurs de l’Education nationale, censés harmoniser les connaissances pour assurer l’avenir de toute une nation. La moindre erreur est fatale et extrêmement dangereuse pour le devenir du pays ».

Avec ces lourdes fautes commises par la Direction générale des examens et concours, l’opinion publique et les parents d’élèves sont en droit de se demander sur quelle base les candidats seront évalués ? Les correcteurs seront-ils cléments envers les impétrants vu qu’ils leur ont présenté un sujet bourré de fautes ?

A en croire un enseignant affecté à la surveillance des épreuves «  Il est impossible de lire les sujets qui viennent sous scellés de la Direction générale des examens et concours. Les surveillants n’ont l’unique devoir que de donner aux aspirants les épreuves du jour et de les récupérer à la fin. Donc la faute ne nous incombe pas du tout ».


YAO

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs