CEMAC : Vers la reprise de la croissance ?

vendredi 24 mars 2017 Economie


Cette année, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) qui s’est réuni récemment à Yaoundé, table sur une croissance économique de la sous-région de l’ordre de 1,6%.

La reprise, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) y songe. Après une année 2016 statistiquement décevante (Ndlr : croissance de l’ordre de 0,2%), l’année 2017 devrait se caractériser par une reprise de la croissance de l’ordre de 1,6%. « Cette reprise de la croissance est en lien avec la remontée des cours du brut et la mise en œuvres de réformes actées dans le programme des réformes économiques et financières de la Cemac », indique le Gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli.

En légère hausse depuis l’amorce de l’année 2017, le prix du baril de pétrole oscille autour de 50 dollars mais cette tendance qui induit des effets satisfaisants sur les économies de rente notamment celles de la Cemac ne devrait cependant pas perdurer. Et pour cause, l’augmentation des stocks américains inquiète les marchés et pourrait contrer la démarche de diminution des quotas de production opérée il y a quelques mois par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et avoir un effet d’entraînement à l’échelle mondiale. Quant au « programme des réformes économiques et financières de la Cemac » décidé en juillet 2016, il s’est matérialisé par une considération sous régionale du blocus de la croissance, avec pour facteur déterminant la mise en place des politiques d’ajustements structurels axées sur les finances, les réformes structurelles, l’intégration régionale, la coopération internationale et une revue du système monétaire et financier sous régionale.

Une telle reprise est toutefois dépendante d’un levier important : la finance. Ainsi, Trésor public, banques commerciales et services financiers, grâce à ces politiques, il faut par la même occasion s’attendre à une amélioration dans la gestion des finances publiques, une diminution du déficit des transactions courantes et transferts publics et une remontée du taux de couverture extérieur de la monnaie de l’ordre de 64,8%. Enfin, pour accompagner cette tendance et limiter les effets de surprises sur l’inflation, les prix (consommation) et la croissance en elle-même, la BEAC a annoncé avoir relevé le taux d’intérêts des appels d’offres de 50 points de base et l’a porté à 2,95%. La BEAC veut agir sur le volet financier même si des mesures exogènes subsistent pour relancer l’économie de la sous-région.


Michaël Moukouangui Moukala

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