Cemac : La Banque mondiale conforte les prévisions de croissance à 3% en 2019

mardi 15 janvier 2019 Economie


Publiant ses perspectives économiques globales pour le compte du mois de janvier 2019, la Banque mondiale a conforté les perspectives de croissance de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) à 3% au cours de cette année.

En 2019, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) devrait observer un léger rebond de sa croissance économique. Poussée par l’augmentation de la production pétrolière et la bonne tenue du cours du pétrole durant la grande majorité de l’année 2018 et une hausse de la demande intérieure, consécutive à l’assouplissement des mesures d’austérité budgétaire. Celle-ci devrait se situer à 3% selon les prévisions de la Banque mondiale contenues dans son récent rapport relatif aux perspectives de l’économie mondiale.

En Afrique subsaharienne, région à laquelle appartiennent les pays de la zone Cemac, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 3.5% en 2019. Cela est toutefois conditionné, d’après la Banque mondiale, par la diminution de l’incertitude pesant sur les politiques publiques, l’amélioration de l’investissement dans les grandes économies régionales et la poursuite d’une croissance robuste dans les pays à faible densité de ressources. Ces prévisions de croissance sont quasi similaires au niveau mondial.

Ralentissement de la croissance mondiale

Au niveau mondial, la croissance globale devrait ralentir pour atteindre un taux de 2.9% en 2019. En cause : le commerce mondial et les investissements qui décélèrent, les tensions commerciales élevées et les conditions financières qui se durcissent. « Au vu des récents épisodes de tension financière, la croissance dans les pays émergents et les économies en développement s’est essoufflée et devrait stagner à 4.2% cette année, reflétant une reprise plus faible que prévu dans les pays exportateurs de produits de base, et une décélération des pays importateurs de ce type de marchandises », souligne l’organisme international dans son rapport périodique. Pour l’institution, les risques négatifs sont devenus plus aigües, et les pressions sur les marchés financiers ainsi que les tensions commerciales pourraient s’intensifier, freinant ainsi l’activité globale.


Michaël Moukouangui Moukala

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