Cameroun/Musique : Jean-Marie Tiam du duo Tim et Foty triomphe dans l’affaire de plagiat l’opposant à Missy Elliott !

samedi 7 février 2009 Economie


L’ex-chanteur du duo Tim et Foty vient d’avoir gain de cause sur l’affaire de plagiat qui l’opposait depuis plus d’un an à la reine du R’nb américain. « Misdemeanor », « La malfaisante » - c’est le surnom de Missy Elliott - a eu tort de plagier le titre « Douala by Night » de Jean Marie Tiam, alias Tim du duo Tim et Foty qui fit fureur entre 1977 et 1982.

Par le biais de sa maison de disque, elle l’a reconnu ! « Misdemeanor », que l’on connaît également sous la dénomination de Missy Elliott, vient de perdre, le 15 janvier dernier aux Etats-Unis, au bout d’un arrangement à l’amiable entre les conseils de l’artiste camerounais et les représentants de la chanteuse américaine. La célèbre chanteuse de Hip-Hop s’engage à verser une somme d’argent subséquente au chanteur, en guise de compensation financière. Ensuite, il est conclu que tous les revenus découlant de ce titre seront désormais partagés entre l’artiste camerounais et la chanteuse américaine.

« Douala by Night », le titre original par lequel le scandale est arrivé, sorti en 1978, a été repris dans ses notes de guitare basse notamment à 70% dans le titre « Dog in heat », du disque « So Addictive » de Missy Elliott sorti en 2002. Selon un rapport de l’étude comparative de la Sacem (société française de droits d’auteur). Dans ce titre d’ailleurs, la rappeuse effectue un featuring avec les rappeurs Method Man et Red Man.

« Je voulais transformer Douala by Night en R’nb. En studio, les musiciens me disent que la chanson ne m’appartient pas, mais plutôt à Missy Elliott. Stupéfait, j’ai eu recours en 2007 à la Sacem qui a effectué une étude de trois mois qui a confirmé que j’ai été plagié à 70%. Ce qui est une fourchette considérable pour entamer une démarche », raconte le chanteur. Un éminent avocat parisien intéressé par la procédure, lui conseille d’aller l’engager aux Etats-Unis. « C’est le chanteur camerounais Gino Sitson, à qui je dois beaucoup sur cette affaire, qui me conseille l’avocat qui avait défendu la nigériane Sade sur une affaire similaire, un certain Peter Allan », ajoute-t-il.

Les tractations, qui ont commencé à partir de mars 2008 connaîtront leur dénouement le 15 janvier dernier. Sur la somme d’argent qu’il a reçue, Tim préfère ne rien en dire, même s’il reconnaît que « ce n’est pas mirobolant », et que « ça valait la peine ». Même si pour lui, ce n’est pas tant l’argent qui importe ici. « Quand une artiste de cette renommée vous plagie, c’est un honneur. C’est la preuve que ce que vous faites est apprécié. Ça peut faire remonter votre cote », estime-t-il.

Jean-Marie Tiam, basé en Aveyron en France a même proposé à la maison de disque de Missy Elliott, par le biais de son avocat, des chansons qui pourraient être chantées par les musiciens de ce label. Le célèbre duo Tim et Foty auquel a appartenu Jean Marie Tiam a été, avec les albums « Help » ou « Eda » en tête des meilleures ventes de disque au Cameroun et en Afrique au tout début des années 80. La grande maturité de leurs compositions et leurs voix de tête originales auront bouleversé à cette époque, la musique africaine.


Gaboneco

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