Cadre des Affaires : L’inquiétude des investisseurs

mardi 29 novembre 2016 Economie


Lors de la rencontre du Club Afrique Développement, organisé par l’Union Gabonaise de Banque (UGB) filiale du groupe Attijariwafa Bank sur les "Investissements et Développement du Commerce extérieur au Gabon", la préoccupation de l’assainissement du cadre des affaires s’est imposé comme une urgence prioritaire.

Sur la question de l’attractivité du cadre des affaires national, les investisseurs étrangers sont unanimes : le Gabon dispose d’un cadre des affaires contraignant. Pas étonnant alors que le pays n’arrive pas ou presque à faire face à la concurrence. Ce qui bien évidement a une incidence sur l’attractivité des investisseurs. Au Gabon, la fiscalité pose encore problème, et ce, malgré les récentes réformes.

A titre d’exemple, la chaîne logistique. Au Gabon, un seul conteneur ne coûte pas moins de 900.000 francs CFA, alors qu’en Inde la même dépense ne dépasse pas 600 euros, un peu moins de 400.000 francs CFA. Un constat effectué par Gagan Gupta, Directeur général d’Olam Gabon lors de la conférence du Club Afrique Développement organisé par le Groupe Attijariwafa Bank sur les "Investissements et Développement du Commerce extérieur au Gabon". En dépit des efforts consentis, l’environnement des affaires ne semble pas évoluer. En 2015, le Gabon n’a pu mobiliser qu’1% des IDE sur toute l’Afrique.

Une tendance qui risque de ne pas être inversée vu que l’actuel climat politique impacte sur la capacité du Gabon à attirer de nouveaux investisseurs. Le Rapport Doing Business avait déjà prédit l’échec des politiques dédiées au secteur privé. De la 162e place en 2016, le classement de la Banque mondiale sur la qualité de l’environnement des affaires dans 189 pays du monde loge désormais le Gabon à la 164e place mondiale. Les tracasseries administratives, la question du foncier, les impôts et bien d’autres ne font que rendre difficiles les initiatives d’investissements.

Au Gabon, rajoute le rapport, "il faut à un entrepreneur 50 jours pour l’obtention d’une autorisation d’exercer, contre 28 en Afrique subsaharienne et 9 maximum au sein de l’OCDE. Même difficulté dans le processus d’obtention d’un permis de construire pour une construction simple qui nécessite 329 jours comparé à 150 jours dans la région Afrique subsaharienne".

"Nous avons la capacité d’appuyer les investisseurs et de les mettre en position confortable d’affaires" a cependant reconnu la Ministre de la Promotion des investissements privés, Madeleine Berre lors de la conférence du Club Afrique Développement.


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