Business : Les craintes du patronat

mercredi 25 mai 2016 Economie


Dette publique, impôts, instabilité sociale, chômage, réglementations, infrastructures, incertitudes géopolitiques, face à un environnement économique morose, les patrons africains, sont pessimistes quant à leur avenir.

C’est une étude du cabinet d’audit et conseil Price Waterhouse Coopers (PWC), "The Africa Business Agenda", publiée récemment qui dévoile le ressenti des patrons africains. Sur les 153 patrons d’entreprises africaines approchés, 92% sont inquiets de la volatilité du taux de change entre fin 2015 et début 2016.Toutefois, ce facteur n’est pas le seul élément qui alarme les dirigeants d’entreprises africaines. Ces derniers s’inquiètent également de la réponse (inefficace) des gouvernements face aux déficits budgétaires et fiscaux, la hausse de la dette publique, des impôts, l’instabilité sociale, le chômage, les réglementations restrictives, les infrastructures inadéquats et le climat politique inquiétant.

En termes de perspectives, 66% des dirigeants d’entreprises africaines sont pessimistes sur l’avenir de l’économie mondiale. Ils estiment que durant les douze prochains mois, l’environnement macroéconomique planétaire pourrait demeurer en l’état. Pour la même période par contre, 78% d’entre eux estiment qu’il existe des opportunités de croissance. Sur le court terme, la majorité des patrons africains envisagent des performances positives pour leurs entreprises.

Les technologies restent la tendance qui pourrait rehausser les performances globales des économies devant les ressources naturelles. A l’analyse, ces inquiétudes sont similaires à celles éprouvées par les dirigeants d’entreprises gabonaises. L’accumulation de la dette publique, le climat des affaires, jugé trop restrictif (parfois arbitraire) à leur égard, le manque d’infrastructures tout comme des débouchés d’activités restreints semblent avoir été mis en marche par un "Etat irresponsable et insolvable" pour "endormir les opérateurs économiques". Etre dirigeant d’entreprise en Afrique, c’est visiblement avoir les mêmes préoccupations qu’un dirigeant établi au centre du continent.


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Vos commentaires

  • Le 25 mai à 16:05, par hortence En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    Mais encore que le gouvernement ne devait pas être évasif sur l’utilisation concrète de cet argent qui, au demeurant est l’argent du contribuable. Plusieurs emprunts ont été effectués en 2015 et 2016 sur les marchés financiers 750 milliards, 84 milliards, à quoi sert où a servi cet argent ?. Il faut plus de transparence dans l’affectation de ces ressources messieurs les gouvernants.

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  • Le 25 mai à 16:03, par axelle En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    En temps de forte crise comme celle que nous connaissons, il est de la responsabilité de l’Etat et des Gouvernants à tout mettre en oeuvre pour maintenir le développement économique du pays et les bien-être social des population, si l’emprunt reste la seule issue à cet effort, cela ce justifie.

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  • Le 25 mai à 15:57, par annael En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    pauvre Gabon. Mes arrières petits enfants sont endettés avant même leur conception pour servir un Béninois !

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  • Le 25 mai à 15:51, par julanha En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    Notre pays est donc vraiment en faillite ????

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  • Le 25 mai à 15:45, par alda En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    On pourrait croire que le peuple gabonais s’est épanoui avec cette géopolitique. Mais, en réalité, cette « gestion institutionnelle populaire » est considérée par certains comme une instrumentalisation du pluralisme ethnique gabonais dans le but de garantir la stabilité en vue de la préservation du pouvoir politique. Elle était liée à l’esprit de parti unique (le fameux Parti démocratique gabonais ou PDG).

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  • Le 25 mai à 15:40, par florence En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    l’organisation sociale, politique et économique reste fortement influencée par les relations de lignage (famille, clan, ethnie). Pour ceux qui ne le savent pas, le feu président Omar Bongo Ondimba (dont le règne débuta en décembre 1967 et prit fin en 2009) avait mis en place un système qui permettait à toutes les ethnies et provinces du Gabon d’être représentées dans l’appareil d’État concentré à Libreville, la capitale du pays.

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  • Le 25 mai à 15:38, par pulcherie En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    En quoi consiste cette géopolitique ?

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  • Le 25 mai à 15:29, par ada En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    C’est fini, les combines politico-politiciennes !

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  • Le 25 mai à 15:25, par eyang En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    Le Gabon ne peut plus souffrir d’être un pays « hors la lois » et présenter à l’international l’image d’un peuple complice d’un parjure. Les différents meeting organisée ça et là n’ont qu’une valeur égocentrique.

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  • Le 25 mai à 15:22, par mengue En réponse à : Business : Les craintes du patronat

    Nous considérons comme complice de haute trahison toute personnalité politique qui envisage encore l’élection de 2016.

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