Bourses sous-régionales : Le siège de la BVMAC transféré au Cameroun

vendredi 3 novembre 2017 Economie


Après des années de tensions entre le Gabon et le Cameroun, le sommet des chefs d’Etat de la sous-région vient de mettre un terme à la querelle des deux bourses sous régionales, en décidant de transférer le siège de la Bourse de valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC) au Cameroun.

Le rapprochement entre la Douala Stock exchange (DSX) et la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), objet de tractations entre le Gabon et le Cameroun vient d’être acté. La conférence des Chefs d’Etats de la sous-région vient de décider « de fixer le siège du Régulateur du marché financier régional à Libreville et celui de la Bourse des valeurs régionales à Douala ». Une décision enfin prise, et ce, alors que Douala a toujours voulu abriter le siège de la place boursière de la sous-région. Faut-il y voir la fin des faiblesses boursières sous-régionales ?

Pour l’heure, difficile d’être catégorique ! En effet, seule l’évolution de cette décision et le comportement des entreprises face aux nouveaux enjeux vont déterminer la suite. Toutefois, il convient de noter que le choix de Douala a été motivé par le poids économique et la capacité de la DSX à fédérer les entreprises depuis sa création. Malgré un parcours presque similaire, la Douala stock exchange (DSX), contrairement à la BVMAC, est celle qui au fil du temps, a su attirer le plus d’entreprises. La place boursière du Cameroun totalise à ce jour, trois entreprises dans le compartiment action contre quelques titres émis.

Un effort consenti bien au dessus de celui de la BVMAC qui en plus de dix ans d’existence, n’a réussi à enregistrer qu’une seule entreprise dans le compartiment action et quelques-unes dans celui des titres pour la BVMAC. Une disparité qui s’étend même au niveau de la capitalisation boursière. En dépit du fossé enregistré entre les deux places boursières, l’international a toujours constitué le maillon faible des deux entités. A la différence des autre places boursières africaines, la DSX et la BVMAC se sont, au fil du temps, illustrées par des résultats décevanst notamment par une capitalisation de plus en faible sur le continent et des places boursières peu matures.

Si le duel semble aujourd’hui dissipé par la décision des chefs d’Etat de la Cémac, les enjeux sont grands pour la place boursière sous régionale qui doit parvenir à relever les activités de la BVMAC dont l’impact pourrait accentuer le développement du tissu économique peut solide en ces temps de crise.


Michaël Moukouangui Moukala

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs