Bien-être/Education:Comment être une bonne mère sans surprotéger son enfant ?

mardi 12 janvier 2016 Société & environnement


Au moment où notre société connait des bouleversements relativement positifs dans la gestion des affaires sociales, il convient de prévoir dès aujourd’hui la société de demain pour ne pas faire face aux mêmes fléaux qui fragilisent le développement. En cela, le rôle de la mère s’avère être capital car c’est elle qui accueille la première celui ou celle qui deviendra le citoyen modèle de demain, le bâtisseur de la patrie, la valeur ajoutée nationale.

Pour ce faire, elle a le devoir et le droit de lui offrir un environnement de croissance propice à son épanouissement moral, matériel et social. Comment ? Selon les spécialistes, il est important de distinguer protéger et surprotéger son enfant car lorsque la protection est abusive, elle entrave le développement de l’enfant et peut avoir des conséquences tant dans la construction de l’identité de l’enfant que sur son attitude au sein d’un groupe. De la même manière qu’il n’est pas aisé pour une personne d’être la seule valeur ajoutée au milieu d’éléments soustractifs, il en va de la responsabilité parentale d’empêcher leur enfant d’être un élément soustractif au milieu des valeurs ajoutées.

Les pédopsychiatres ont fait de cette question une étude bienfaitrice même si de nos jours, les notions de bien et de mal sont devenues floues : en effet, pour certains, tout est bien tant que cela conforte leur raison. Un tel raisonnement a pour incidence des comportements dangereux qui mettent à mal la sérénité des honnêtes gens. Pour certains auteurs, les mères seraient plus sujettes à la surprotection de leurs enfants. Moins elles sont informées de la bonne éducation et de la mesure affective à pourvoir, plus elles auront tendance à déformer l’image qu’il aura de lui-même soit en la réduisant, mais pour ce qui concerne la surprotection, soit en l’extrapolant. Si le père ne parvient à équilibrer la donne, l'enfant surprotégé pourra s'avérer particulièrement casse-cou et amateur de grands risques. Dans les deux cas cependant, il sera difficile, pour ces enfants, de savoir où se situent les véritables dangers, car ils n'auront pas appris à les hiérarchiser...

En général, les parents de nature angoissée et les grossesses tardives sont les facteurs qui poussent à la surprotection de l’enfant. Nous pouvons également citer l’ignorance comme cause du biaisement de l’éducation. Pour pallier cette déformation éducative ou préparer l’enfant à être profondément aimable, la mère avec l’assistance du père doivent veiller à procurer du plaisir à l’enfant à travers les manifestions d’affection, le sécuriser sans l’angoisser, promouvoir son autonomisation et son expérimentation de façon encadrée, le valoriser et le dévaloriser selon ses agissements ainsi que demeurer à l’écoute de l’enfant pour mieux le connaître et l’orienter sans se voiler la face.

Etre une bonne mère dans un contexte de mondialisation nécessite de la modernité ; pas de société moderne sans mère moderne. 


carl thomas

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