BICIG : Les conséquences éventuelles du retrait de BNP Paribas

lundi 12 décembre 2016 Economie


Après des mois de spéculations, c’est presqu’officiel ! Le Fonds Gabon d’Investissements Stratégiques (FGIS), rachète les parts (47%) de BNP Paribas dans le capital de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG).Une transaction très critiquée dans les milieux financiers et qui inquiète bon nombre de personnes.

Qu’adviendra-t-il de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG), une fois la transaction de cession entre le groupe français BNP Paribas et le Fonds Gabon d’Investissements Stratégiques (FGIS) totalement conclue ? Le modèle de gestion bancaire jusqu’ici irréprochable ou presque de cette banque continuera-t-il de l’être ? Quid de la masse salariale ? Au sein même de la BICIG, l’augmentation des parts de l’Etat dans le capital de la banque soulève une multitude d’interrogations dont celles énumérées.

Si deux têtes de file de l’ancien management conserveront 15% des parts, au gré des négociations et demeureront dans la nouvelle hiérarchie pour des raisons techniques, selon des sources concordantes, le personnel quant à lui craint pour son avenir. Au cours de la semaine écoulée, la réunion organisée par le personnel s’est appesantie sur cette inquiétude. Il se susurre çà et là que le personnel ne sera pas limogé. Sauf que pour l’heure, il ne s’agit que de simples supputations et spéculations.

Qui dit nouveau preneur, dit également nouveau modèle de gestion tout comme une nouvelle vision. L’avenir de la BICIG, sa qualité de gestion bancaire pertinente va devoir conjuguer avec le FGIS. Certains analystes financiers craignent un changement drastique de gestion dont l’une des conséquences à craindre est la banqueroute de l’établissement financier, vu que les structures publiques s’illustrent souvent par de nombreuses irrégularités. Mais cela dépendra de l’aboutissement du processus de négociation. En effet, si l’Etat via le FGIS parvient à s’entendre avec le groupe français, cela renforcera un peu plus le pouvoir de décision de cet actionnaire laissant dans l’expectative les autres actionnaires qui eux ne détiennent que 32% dans le capital de la banque. Difficile d’emblée d’affirmer que le sort de BICIG est scellé d’avance et que la banque sombrera dans une cuisante faillite. Toutefois, les précédentes expériences ne laissent rien augurer de positif. Le cas de Poste Bank est assez évocateur.


Michael Moukouangui Moukala

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