Beauté gabonaise : le bon poids…

jeudi 8 mai 2008 Speciales

Les sociétés évoluent, et les canons de beauté avec. Les grandes capitales africaines deviennent des lieux de forts métissages où les modèles changent et se diversifient.

La télévision, le cinéma et internet sont autant de portails sur le monde qui véhiculent de nouveaux idéaux. Les canons de beauté suivent le même chemin pour venir alimenter les représentations métissées de la femme africaine. En occident, les critères de beauté se construisent autour des mannequins en vogue, et même si cela tend aujourd’hui à changer, la minceur demeure un critère dominant de la beauté occidentale. Les séries télé et autres supports d’identification l’ont bien fait comprendre, il faut une poitrine ferme et conséquente, une taille fine et des fesses rebondies, au risque de vivre seule et complexée. C’est cette image qui est véhiculée par les productions occidentales et vient nourrir la conception métisse de l’idéal de beauté de la femme africaine moderne. La renommée internationale de modèles comme Naomi Campbell ou Katoucha a taillé une part belle à la minceur dans les nouveaux canons de beauté africains.

Dans la tradition africaine, la minceur n’est synonyme ni de beauté ni de bonne santé. Dans beaucoup de cultures à travers le monde, et particulièrement en Afrique, la taille des hanches, symbole de fécondité, alimente les idéaux du physique féminin.
La plus ancienne représentation de la femme que les archéologues ont retrouvée, la vénus Hottentote, présente une poitrine et des hanches démesurément larges. Une telle vénus pourrait-elle être élue miss Gabon 2008 ?

Alors qu’en est il aujourd’hui des canons de beauté de la femme africaine, ou du moins de la femme gabonaise. La coexistence de représentations diverses a, semble-t-il, fait naître une tendance au complexe. Le point crucial, celui qui détermine le “bon poids” d’une femme est donc… le complexe. Le “bon poids”, c’est quand on se sent bien dans sa peau ! Une femme complexée par 5 kilos paraîtra souvent plus grosse qu’une autre qui assume pleinement ses 10 kilos en trop. A ce sujet, méfiez-vous ; s’extérioriser ne veut pas dire s’assumer. Ce n’est pas dans l’œil de l’autre que l’on jauge cela, mais dans le sien, devant le miroir. Ce n’est que là que vous saurez si vous êtes bien dans votre peau. Tant que ce n’est pas le cas, travaillez votre ligne…ou votre mental !
Observez les autres. Lorsque la beauté de quelqu’un vous interpelle, tentez de comprendre ce qui vous touche. Vous verrez que le plus souvent, les attributs purement esthétiques de la personne ne jouent que très peu dans la beauté qu’elle dégage. C’est la manière de mettre en valeur ces attributs qui va réellement déterminer la beauté extérieure d’une personne. Messieurs, n’avez-vous jamais vu une femme qui remplissait tous vos critères de beauté et qui pourtant vous laissait de marbre ? C’est certainement qu’elle ne vivait pas sa beauté. Soyez en accord avec votre corps et faites vivre votre physique !

Prenez garde aux excès. La maigreur comme l’obésité sont source de graves problèmes physiologique et psychologique. Anorexie et obésité sont des syndromes qui ravagent les sociétés modernes. La minceur, comme les rondeurs, ne peuvent être mises en avant qu’à condition d’être pleinement assumées.

Ronde ne veut pas dire grosse. Les rondeurs, si elles sont mises en valeur, peuvent tout à fait entrer dans les canons de beauté actuels. Faites ressortir la poitrine, gardez un ventre plat en faisant de l’exercice, évitez les vêtements trop serrés et cultivez un style qui met en valeur votre corpulence. Il existe mille manières d’être belle et les rondeurs sont un charme qui se cultive et s’entretient.

Du reste, la maigreur répond aujourd’hui aux canons de beauté occidentaux et on l’exhibe aisément. Ces silhouettes filiformes, si elles combleront vos cocktails et autres soirées mondaines, ne seront pas forcément vos meilleures amantes. Il ne faut pas se voiler la face, il n’est pas agréable de sentir les os fragiles de sa compagne quand on l’étreint. La plupart des hommes aiment avoir des adversaires de taille dans leurs duels nocturnes.

Il est bien connu que celles que l’on sort ne sont pas souvent celles que l’on marie. L’homme recherche, certes, une partenaire mais, consciemment ou non, la femme incarne également des idéaux de mère pour sa progéniture.

Dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, on reconnaît une “bonne” femme à ses hanches, indice de fécondité, et au balancement de ses bras, indice de comportement social.


Johann Freixas

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