Assemblée Nationale : Le coup de couteau dans le dos de Nzouba Ndama !

jeudi 31 mars 2016 Politique


Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le sort qui est celui aujourd’hui du président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama, contre qui l’on a posé au sein de la formation politique qu’il n’a pas encore officiellement quitté, un acte scandaleux, même s’il était prévisible de l’avis des concernés.

Sauf l’ignorer, la règle régissant l’intérim recommande à celui à qui l’on reconnait le droit, c’est-à-dire la légitimité d’assurer le remplacement d’une autre personnalité, en général son supérieur hiérarchique direct ou celui qui constitutionnellement est appelé à assumer les fonctions de quelqu’un, ne confère pas, et c’est là une loi universelle en pays francophones s’entend, les pleins droits à ce dernier. Au Gabon, lorsqu’Omar Bongo Ondimba mourut à Barcelone, Rose Francine Rogombé, deuxième personnalité du pays au regard de la loi fondamentale, fut hissée au poste de président de la République par intérim, assurant ainsi la transition qui conduit à l’élection qui porta Ali Bongo Ondimba à la magistrature suprême. Tout le temps qu’elle passa à ce poste, elle ne put pas transgresser les textes l’invitant à ne s’en tenir qu’à ce qui l’incombait. D’où par exemple, il n’était pas de sa compétence de légiférer par ordonnances comme aurait pu le faire le Chef d’Etat aux pleins pouvoirs à qui le peuple reconnait une certaine légitimité. Nous croyons savoir que ce qui vaut pour la fonction de Président de la République est valable également pour l’Assemblée nationale, ne serait-ce que parce qu’il y a même en politique une morale que l’on passe malheureusement le temps à galvauder. Pourquoi avoir attendu que Guy Nzouba Ndama soit en déplacement pour laisser son intérimaire, un faire-valoir en somme, en la personne de Richard-Auguste Aunouviet, décider de la radiation des effectifs de la deuxième chambre du Parlement, trois députés bénéficiant encore de la sympathie de leurs mandants, quoiqu’exclus de leur formation politique, le Parti démocratique gabonais, PDG au pouvoir, pour dénonciation de violations des principes régissant le fonctionnement du PDG, selon leurs propres termes ? En d’autres termes, pourquoi n’avoir pas procédé de la sorte alors qu’il était présent à Libreville pour que l’on voit qu’elle allait être sa réaction face à ce qu’il est convenu de considérer comme un acte de trop, vu les dissensions qui continuent de se faire jour au sein de la formation politique ?

La saison des entourloupes ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette décision entérinée par le président de la Cour constitutionnelle Marie- Madeleine Mborantsouo, puisqu’elle intervient dans un contexte fébrile pour le PDG et alors que l’on a en ligne de mire dans l’univers politique, la présidentielle à venir, va contribuer à creuser le fossé entre pédégistes, eu égard au fait qu’il n’est pas facile d’imaginer d’ici le mois d’août qu’est- ce qui découlera des comportements des uns et des autres. Que dire de l’état de la mobilisation autour du distingué camarade président quand on sait que le président de l’Assemblée nationale comme les Jean-François Ntoutoume Emane fait partie des personnalités de premier rang qui ont encadré la campagne d’Ali Bongo Ondimba en 2009 et surtout lorsque l’on apprend aux dernières nouvelles que Guy Nzouba Ndama qui séjourne en ce moment à l’étranger, Dieu seul sait qu’est-il aller faire, se porte officiellement candidat à la prochaine présidentielle, le 5 avril prochain, avancé par notre confrère « La Lettre du continent » dans sa dernière parution. Il est difficile à partir de ce moment de décrire la posture des « frondeurs » qui continuaient pourtant de se réclamer du parti au pouvoir quand bien même ils étaient désormais regardés comme des pestiférés par leurs camarades. Cela présage des lendemains tumultueux assurément puisque la bataille qu’il est facile de gérer en faisant au besoin intervenir des âmes extérieures, est celle qui oppose des gens d’origines diverses, alors que celle qui met aux prises des personnes du « même clan politique » revêt une gestion plus complexe par expérience.
Que pensent actuellement Alexandre Barro Chambrier, Michel Menga et Jonathan Ignoumba depuis qu’ils se savent exclus de l’Assemblée nationale ? Quelle position adoptera suite à cette décision « Héritage et Modernité » dont la sortie du PDG est jugée forcée par ses membres qui estiment qu’ils méritent bien d’être considérés comme des enfants de la formation politique pour diverses raisons qui vont de leur action personnelle au sein de la formation politique à celle des devanciers avec lesquels ils entretiennent des relations très étroites et qui leur apportent leur soutien indéfectible dans cette période de tourmente ?


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 1er avril à 22:00, par Raphaël En réponse à : Assemblée Nationale : Le coup de couteau dans le dos de Nzouba Ndama !

    il est très difficile de vous lire . Je ne sais pas si c’est une bonne chose pour un rédacteur de journal .. Votre style pourrai passer à l’oral pour interpeler et captiver les auditeurs. Mais à l’écrit c’est très lourd .. "Ne confère pas, et c’est là une loi universelle en pays francophone...(interruption brusque),les pleins pouvoir à ce dernier " je ne suis pas littéraire mais ces interruptions répétitifs tout au long de l’article nous perdent

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  • Le 1er avril à 13:51, par OBAME ALO En réponse à : Assemblée Nationale : Le coup de couteau dans le dos de Nzouba Ndama !

    N’importe quoi . Mais pour qui nous prenez vous ?

    Cette finte est vieille comme le Gabon ; Pour les petits esprits j’explique :

    Objectif :Ali Bongo Président (Le PAN a affirmé en 2015 son soutien à Ali )
    Stratégie : Diviser les voix
    Comment ? Inventer des opposants pour diviser l’opposition)
    En 2005,pas de candidats "Fang" ,tous rangés derrière Omar
    En 2009,AMO vient disperser l’opposition pour assurer l’élection d’Ali
    En 2016,Nzouba vient diviser l’opposition pour assurer encore pour la victoire d’Ali16 .
    La fibre ethnique l’arme d’Ali qui je dois l’avouer est meilleur que les autres puisqu’ils les manipulent à volenté.

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  • Le 31 mars à 20:15, par Axelle MBALLA En réponse à : Assemblée Nationale : Le coup de couteau dans le dos de Nzouba Ndama !

    Ali BONGO et ACCROMBESSI propriétaires du Gabon "immergent", savent tout, et prétendre être des démocrates. Savent-ils tirer des enseignements d’une démission d’un Président de l’Assemblée nationale qui leur a fait "Rois du Gabon" ?
    Nous allons le savoir. En tout cas, après avoir été comptable d’un régime qui n’aurait pas dû être celui que les gabonais auraient du choisir, et par fidélité à l’esprit et à la mission confiée par Omar BONGO, sentant sa mort proche, Mr Guy NZOUBA NDAMA, a retrouvé son cran de la FEANF, en sortant la tête haute.
    Et maintenant ?
    Il appartient aux gabonais de protéger NZOUBA et les autres. Les BONGO-ACCROMBESSI n’aiment pas l’humiliation. à moins de cinq mois, ils sont toujours dangereux !

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  • Le 31 mars à 13:13, par Roger-Gilles En réponse à : Assemblée Nationale : Le coup de couteau dans le dos de Nzouba Ndama !

    Style tres lourd a comprendre, pas du tout fluide a lire, je suppose que l’auteur de cet article doit etre tres content de lui meme, puisqu’il a ecrit en francais. Franchement j’ai relu des passages en me demandant qu’est ce qu’il veut dire exactement.
    il faut faire simple avec des constructions de phrases simples et le message passe facilement.

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