Arts/Peinture : Georges Mbourou prépare les festivités de ses 30 ans de carrière

mardi 20 novembre 2018 Culture & people


Dans le domaine de la peinture, c’est une autorité. C’est fort de cela que Georges Mbourou est en train de « peindre » un programme coloré et chargé qui va s’étaler sur les 6 mois à venir, (Ndlr : de décembre à Juin prochain). Durant cette période, l’artiste va proposer au public un programme riche et varié tant au niveau de sa Galerie d’art Efaro, qu’au centre ville de la capitale gabonaise et à l’extérieure du pays. Le peintre se propose de plonger le public de tous les âges dans l’esprit de son art. Au programme, expositions, conférences-débats, film documentaire et autre dédicace de deux livres. Objectif : magnifier la puissance de son travail d’esprit. Dans cette interview réalisée dans le silence de sa galerie au centre ville, Georges Mbourou, parle avec passion de son art et surtout des deux livres qu’il offre à l’humanité pour comprendre le sens et l’essence de la lumière et des couleurs. Entretien.

Gaboneco.com : 30 ans de peinture, comment vous allez organiser cet événement ?

Georges Mbourou : Je vais organiser pour cela une série d’activités par rapport à ma peinture. Je n’ai pas voulu que se soit un événement ponctuel. Je vais organiser cela entre décembre et juin donc 6 mois pour voir les événements qui ont marqué ma peinture. Il y aura des expositions dont une rétrospective de mon œuvre. Il y aura aussi la dédicace des deux ouvrages que je viens de rédiger sur la lumière. La lumière intérieure et la lumière physique. Les couleurs et autres. Ce sera au lancement de cet événement. A chaque période indiquée, il y aura d’autre activité dont une exposition sur la coiffure gabonaise, une exposition sur les rites du Gabon. Quand j’ai commencé à peindre j’ai beaucoup fait sur les rites et là je vais revenir dessus avec la vision actuelle. Il y aura aussi une exposition des peuples vivants sur le bord de l’Ogooué.

A cela nous allons ajouter un film documentaire axé les activités de l’atelier Georges Mbourou à Louis. J’ai animé cet atelier durant 15 ans. Il y a eu tant de choses. Nous aurons des conférences à Libreville comme à l’intérieur du pays. Il faut emmener la peinture vers le public. C’est à dire dans les écoles supérieures et secondaires. Bien entendu la galerie Efaro sera le sanctuaire, mais nous allons nous déplacer pour communiquer avec le public. L’art c’est le partage

Pourquoi avez-vous changé de moyens d’expressions en passant de la peinture à l’écriture avec la sortie prochaine de deux livres ?

L’art en général raconte la même histoire. L’artiste raconte son histoire. Les canaux de communication sont différents, mais nous disons la même chose. La peinture, la photographie, l’écriture, bref c’est la même chose. Ce que je dis dans un tableau, je peux le dire dans un livre ou une sculpture.

Que représente pour vous la peinture ?

C’est la vie ! Je n’ai pas abordé la peinture comme un métier. C’était plutôt une quête de moi-même, une recherche de la lumière pour comprendre le monde dans lequel je suis. Nous sommes dans un monde que nous ignorons notre temps de vie est donc limité. En vivant est ce qu’on connaît le monde dans lequel nous vivons ? Est ce que nous avons le temps d’observer le monde qui est autour de nous ? La lumière par exemple, est ce que nous avons ce que ce que la lumière nous apporte ? Quelle est l’origine de la lumière ? Comment la lumière intervient dans notre de tous jours ? Le métier de lumière et de couleur que je fais m’a permis de m’interroger sur toutes ces questions et j’ai bien compris tant de choses sur la lumière.

Est-ce que on peut à travers vos dires croire que la peinture a une connotation métaphysique ?

Absolument, tout est esprit. Nous vivons dans un monde physique et à la fois métaphysique. L’œuvre d’art raconte l’histoire de celui qui l’a crée. En regardant une œuvre, il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. C’est la philosophie de l’œuvre et la vibration qui est dans cette œuvre .L’artiste met toujours une certaine vibration au moment de créer. Ce ne sont pas de choses que l’on voit avec les yeux physiques. Là, la dimension spirituelle intervient parce que vous sentez quelque chose qui vous touche. Ce sont les œuvres de l’esprit

En 30 ans de vie consacrée à la peinture, quel est votre meilleur souvenir ?

Incontestablement, c’est au Japon à l’exposition universelle en 2005. J’ai été lauréat au concours qui avait été lancé pour la conception du symbole de l’Afrique et la décoration du pavillon africain à l’exposition universelle à Nagoya au Japon. Ensuite vient le souvenir de la médaille de bronze obtenue en 1997 aux jeux de la Francophonie à Madagascar. Je n’oublie pas les années les autres prix glanés çà et là, sans oublier les nombreuses années consacrées à l’animation de l’atelier Georges Mbourou à Louis. Ce sont des grands souvenirs.


Entretien réalisé par YAO

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