Arrestation de trafiquants de kevazingo : La corruption, une hydre nocive !

samedi 7 novembre 2015 Société & environnement


Les Gabonais sont-ils tombés sur la tête ? Les valeurs se perdent, surtout dans l’administration. La corruption est devenue depuis belle lurette, la marque de fabrique de nombreux fonctionnaires. On en veut pour preuve, l’incarcération d’un quatuor de trafiquants de bois dans lequel figure le Directeur provincial des Eaux et Forêts de l’Ogooué- Ivindo.

Décidément, les autorités gabonaises ont du pain sur la planche ! La lutte contre la corruption ressemble à bien d’égards à un serpent « venimeux » se mordant la queue. Et les discours d’Ali Bongo Ondimba inhérents aux changements de paradigmes et la lutte contre la parafiscalité, ne se limitent qu’à des bonnes intentions. A la lumière des faits, l’administration gabonaise est toujours truffée de « brebis galeuses ».

 La récente incarcération de Jean Marie Minko, directeur provincial des Eaux et Forêts dans la province de l’Ogooué-Ivindo pour corruption et exploitation illégale de Kévazingo, (une variété de bois dur protégée, s’il vous plait !) est l’énième illustration de ce fléau gangrénant la société gabonaise. Un an à peine après sa nomination en qualité de directeur provincial des Eaux et Forêts, Jean Marie Minko, plus que c’est de lui qu’il s’agit, n’a rien trouvé d’autre à faire que de s’empêtrer dans un trafic de bois. Lui qui connait pourtant, les peines encourues pour un tel forfait. Et comme si ce n’était pas suffisant, ce « bandit » économique a impliqué ses collaborateurs dont Jean Jacques Ekakamba, chef de cantonnement de la Mvoung, un commandant et un lieutenant des Eaux et Forêts. Une association de malfaiteurs qui a poussé le bouchon, en traficotant même les pièces administratives afférentes au transport des grumes.

Au diable l’honnêteté !

« Quatre-vingt-dix neuf jours pour le voleur et un pour le propriétaire », une vérité qu’aura appris à ses dépens ce quatuor d’escrocs malfaiteurs. Une arrestation considérée comme une goutte d’eau dans l’océan. Et pour cause, la corruption et les détournements de deniers publics sont légion, et ce, à tous les niveaux de l’administration. Du simple contrôle de police à l’obtention d’un document dans un autre pan des services décentrés de l’Etat, il faut graisser la pâte, comme on le dit trivialement. A cela s’ajoute les fameux 10 %, précieux sésame dans l’obtention des avenants et autres marchés de gré-à-gré. Des dérives justifiées par une aberration bien répandue : « le mouton broute ou il est attaché ». Tout simplement incroyable ! Tout porte croire que la corruption relève désormais de la norme dans notre pays. Il est impérieux d’assainir les mentalités des fonctionnaires. Il en va du legs des générations futures. 


Paul Ndombi

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