Arnaud Eyagha : Sur les traces de son père !

mercredi 4 mai 2016 Culture & people


Le déclic a toujours une origine. Sa passion pour la musique, Arnaud Eyagha, artiste-chanteur adepte du Gaul, une danse traditionnelle gabonaise (dans le nord), la tient de son père Edzo Ondo Samuel, « un musicien polyvalent ».

Grand, cheveux crépus, allure toujours décontractée, détrompez-vous, derrière cette image de rastaman en devenir se cache une personnalité au talent et parcours irréprochable. Né le 25 juin 1980 à Libreville et originaire de la province du Woleu-Ntem, dans le nord du Gabon, le dessein d’Arnaud Eyagha dans l’univers de la musiqua a été tracé dès son plus jeune âge. A l’âge de 8 ans, il a son premier contact avec un piano. Cette relation est un caractère « héréditaire » que le finaliste de l’Airtel Trace Music Star tient de son père.

« Mon père était un musicien polyvalent et c’est de lui que je tiens tous ce que je connais en matière de musique », dévoile Arnaud Eyagha.

Comme toute artiste, en plus des influences paternelles, les chorales, centres de formation de musique et orchestres ont influencé la personnalité du chanteur de Gaul. Spécialiste en variété gabonaise et depuis quelques années exclusivement dans le Gaul, (une danse traditionnelle en perdition dans le Nord), Arnaud Eyagha revendique la modernité de cette danse. « C’est une vieille danse traditionnelle de mon village que j’ai modernisé et que j’ai voulu immortaliser. J’ai certes réformé cette danse, mais je n’oublie pas de l’impliquer dans toutes mes productions musicales », explique-t-il.

Facettes

Titulaire d’une licence en Anglais obtenue à l’Université Omar Bongo (UOB), d’une formation en agriculture, fonctionnaire du ministère de l’Agriculture, mais également pianiste, guitariste (acoustique, électronique, basse), auteur compositeur et arrangeur, Arnaud Eyagha a décidément plusieurs cordes à son arc. Une polyvalence acquise entre le Gabon, la France et les Etats-Unis. Et pour preuve, il possède son propre studio de production (Edzo production).

L’artiste consacre la majeure partie de son temps à sa passion. Lorsqu’il n’est pas entre deux avions, il se trouve dans son studio, Edzo production. « Aujourd’hui, je jouis d’une polyvalence dans la musique, c’est un atout pour moi », s’exclame l’artiste. Mais le chemin est encore long !

2005, le déclic !

2005, c’est l’année du déclic ! Après un séjour à Lambaréné, dans le Moyen-Ogooué, Arnaud Eyagha rejoint la capitale Libreville et sort son premier album « Felly », très apprécié par plusieurs mélomanes gabonais de différentes ethnies. « Felly, confie l’artiste est la chanson qui m’a propulsé grâce à ma visibilité sur la toile, sur YouTube ».

Arnaud Eyagha compte à son actif trois albums et un maxi single : « Felly », « Responsable », « Gombo » (le dernier né) et « Tare Eko’o ». « La musique est une passion pour moi, sans elle je ne sais pas comment je survivrais ». Cette relation, c’est le temps qui l’a formalisé. Aujourd’hui, Arnaud Eyagha a du mal à s’en défaire. Comme tout artiste, c’est de son père Edzo Ondo Samuel, feu Pierre Claver Nzeng et Richard Bona dont l’artiste s’inspire. « On est presque dans la même lignée, car il est lui aussi polyvalent. Il joue à tout. C’est un grand musicien. J’aimerai travailler avec lui dans un de mes albums » confie-t-il en parlant du Camerounais Richard Bona. Le rêve d’Arnaud Eyagha est de « devenir un artiste mondialement reconnu », être reconnu comme tel. Airtel Trace Musique Star est peut-être ce canal tant souhaité ?


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