Allègement du coût de vie : Quand l’absence de contrôle plombe les mesures !

mercredi 23 novembre 2016 Economie


Le coût onéreux de la vie au Gabon demeure toujours un casse-tête chinois, aussi bien pour les ménages que pour les pouvoirs publics, et ce, en dépit des concessions du Gouvernement sur certains produits de première nécessité.

Madame X, agent commercial à la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig), mariée et maîtresse d’une maison dans laquelle vivent sept personnes procède en pareille périodes à des arbitrages. Comme plusieurs autres femmes, elle gère d’une façon ou d’une autre les charges du ménage : popote, factures, transport etc. Jusqu’à présent cette mère de famille supportait sans broncher les charges mensuelles et quotidiennes.

Seulement, maintenant le coût du transport, de l’eau et de l’électricité, bref la flambée des prix dont ceux des produits de première nécessité lui donnent le tournis. Fini le temps où avec 100 000 Francs Cfa, elle pouvait faire des courses mensuelles ! Une somme devenue dérisoire pour subvenir à l’alimentation de sa maisonnée. C’est pourquoi le poste de dépense alimentation de sa famille est passé du simple au double. En effet, rien qu’en courses alimentaires, elle doit désormais casquer pas moins de 200.000 francs CFA voire plus chaque mois. Un mal nécessaire ! Vu qu’en deçà, il lui est impossible de tenir le mois entier.

Le prix du poisson, de la volaille, viande et autres vivres frais a augmenté de façon exponentielle. Un « désarroi » partagée par de nombreuses autres femmes qui n’hésitent pas à s’interroger sur le réel impact des mesures inhérentes à l’allègement du panier de la ménagère, prises par le Gouvernement.

Rigueur sur le contrôle

Tous les efforts ont été entrepris par les dirigeants gabonais pour assoupir les charges domestiques surtout en matière de consommation alimentaire. Mais le constat sur le terrain est tout autre. Que ce soit le Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC) ou même l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag), ces deux administrations publiques ont respectivement allégé les coûts de produits de première nécessité, respectivement de 4% et 20% chacune.

Avant elles, précisément en 2012, l’Etat avait décidé de sacrifier 11 milliards de francs CFA à titre de droits de douanes et de TVA sur neuf groupes de produits de consommation courante. La mesure avait d’abord, en son temps, été bien appréciée par les populations. Petit bémol, quelques mois plus tard ladite mesure s’est révélée inefficace, faute de contrôle.


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