Ali Onanga et le PDG : Divorce consommé !

jeudi 3 octobre 2019 Politique


C’est par un arrêt de la Cour constitutionnelle en début de semaine que la vacance du premier siège du département Léconi-Lékori à Akiéni a été définitivement constatée à l’Assemblée nationale, sur saisine du président de l’institution, Faustin Boukoubi. Conséquence directe de l’exclusion en juillet dernier d’Ali Akbar Onanga Y’obegue pour un motif à la limite subalterne, et qui a maille à s’émanciper de la théorie du complot.

Si le désormais ancien député du premier siège qui avait crié au scandale, dénonçant en juillet dernier, une « décision inique  » et «  inédite  », espérait encore jusque-là un revirement de la situation ou du moins une certaine miséricorde, il sait désormais que celle-ci est définitivement irrévocable. Décidément, les parades devant le distingué camarade président, lors de son séjour le week-end dernier à Franceville n’auront servi à rien. Qui l’eut cru ?

Pour avoir écrit en juillet dernier sur sa page facebook qu’Eric Dodo Bounguendza, en sa qualité de Secrétaire général du parti était le seul représentant statutaire du distingué camarade président, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, qui fut l’un de ceux qui avaient défendu bec et ongle la victoire d’Ali Bongo Ondimba en pleine contestation postélectorale en 2016, a été exclu du Parti Démocratique Gabonais (PDG) pour « mauvaise interprétation des textes  », mais surtout « pour propos de nature à semer la confusion chez les militants » ?

Du coup, la question imparable sur toutes les lèvres est celle de savoir s’il n’y avait pas derrière cette exclusion une raison inavouée ? Comment Ali Akbar Onanga, dont on dit qu’il enseigne le droit à l’université peut-il avoir été trompé par des dispositions d’un parti à l’intérieur duquel il milite depuis longtemps ?
Admettons même qu’il se soit trompé, n’était-ce pas dans la sagesse et la responsabilité de la commission de discipline de l’entendre préalablement avant de prononcer sa sentence ? Est-ce à comprendre que la sanction appropriée pour une lecture erronée des textes ne pouvait être autre que l’exclusion définitive ? A quoi servent alors les blâmes et les avertissements ?

A ces interrogations, seule la commission de discipline qui pense avoir exécuté une belle besogne, peut fournir des réponses adéquates. Mais au fond, ce sont des interrogations qui confortent aujourd’hui, la théorie d’un complot politique ourdi à l’intérieur même d’un parti où les camarades militants, avec leurs sourires de façade, deviennent en principe de vrais loups pour les autres, la bataille pour le positionnement des courants faisant rage dans la perspective bien calculée de 2023.

Ali Akbar en digne fils de Léconi-Lekori se laissera-t-il enterrer sans livrer combat, en se positionnant en indépendant à l’élection partielle à venir ? Ou choisira-t-il, la queue entre les jambes de boire la tasse de l’humiliation, au risque d’être coffré en prison au nom d’une opération Mamba qu’on ne manquera certainement pas de lui coller au train comme on le murmure dans les couloirs ?

Bref, désormais déchu et moqué, tout son avenir politique ne tient désormais plus qu’à son attitude. La résignation ou l’affront, là se trouve désormais le sort d’Ali Onanga.


Leno KOLEBA

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